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mercredi 9 mars 2011

Les kabyles ne sont pas racistes


Le MAK est un mouvement de fraternité, j’ai dû  affronter la réalité. Il a fallu retrouver cette société algérienne  qui ne pratique pas la fraternité. Je vis dans une société qui pourrait prôner la fraternité le vendredi  mais ne la pratique pas un seul jour de la semaine. La société algérienne ne connaît pas la fraternité. Elle est essentiellement dominée par les racistes  qui détiennent à ALGER des postes dirigeants. D’ALGER, ils font subir les mêmes formes d’oppression brutale aux peuples KABYLES opprimés. Le gouvernement de cette société n’hésite pas à faire subir aux peuples KABYLES  les châtiments les plus féroces et l’oppression la plus brutale. Voyez ce qui se passent en ce moment même en KABYLIE ils recourent à la violence lorsque leurs intérêts sont en jeu. Mais en dépit de tout ce déploiement de violence, on attend de vous et de moi que nous soyons non violents lorsque nous ne demandons qu’un petit peu de liberté. Mais lorsqu’il s’agit pour nous de nous protéger des agresseurs, voilà qu’ils nous disent d’être violents.
C’est une honte. Car on nous gagne à la non-violence par ruse, et lorsqu’il en est un qui se dresse et parle comme je viens de faire, ils disent : « Mais, c’est un partisan de la violence. » N’est-ce pas ce qu’ils disent ? Chaque fois que vous ouvrez votre journal, vous constatez que l’un de ces machins-là y écrit que  le MAK veux deviser le pays avec  la  violence. Le MAK n’ai jamais été partisan de quelque forme de violence que ce soit. Il a seulement dit que les kabyles, victimes des violences organisées que perpètrent à nos dépens le gouvernement raciste d’ALGER, que les kabyles doivent se défendre. Quand il dit que nous devons nous défendre contre la violence d’autrui, ils usent habilement de leur presse pour faire croire au monde qu’il appelle à la violence, un point c’est tout. Il  n’appellerait personne à la violence sans motif. Mais je pense que les kabyles de ce pays auront plus de raisons que tout autre peuple au monde de se dresser pour leur propre défense, quitte à briser autant d’échines et à casser autant de têtes qu’il faudra.
Je ne crois pas en la violence, c’est pourquoi je veux y mettre fin. Vous ne parviendrez pas à y mettre fin au moyen de l’amour, de l’amour des choses d’ici-bas. Non ! Tout ce que nous demandons, c’est une vigoureuse action auto défensive que nous nous sentons en droit de susciter par n’importe quel moyen.
Ce genre de propos nous vaut d’être traités par les presses racistes du pouvoir arabo -islamistes « le kabyle est raciste ». C’est comme ça qu’ils vous rendent cinglés. Ils vous font croire que si vous essayez d’empêcher les  islamistes et les djandjawid  de vous agressé, vous pratiquez la violence, j’en entends parmi vous un grand nombre qui répètent comme des perroquets les propos de «pouvoir raciste d’Alger ». Vous dites : « je ne veux pas devenir racistes comme les arabo-islamistes» Eh bien, si un criminel armé d’un fusil vient rôder autour de votre maison, mon frère, pour cette unique raison qu’il a un fusil, et qu’il cambriole votre maison, ce voleur, si vous saisissez votre fusil pour le chasser de chez vous, cela ne fait pas de vous un voleur. Mais non, « le pouvoir d’Alger » use sur vous d’une astucieuse forme de logique. Je le déclare, il est temps que les kabyles s’unissent pour mener ensemble l’action nécessaire pour  arracher leurs droits, afin qu’ils cessent d’avoir peur. C’est tout. Lorsque nous disons cela, leur presse nous traite de « racistes et de juifs ». « Ne combattez que dans le respect des règles fondamentales établies par ceux contre lesquels vous luttez. » C’est de la folie, mais cela montre comment ils font. En manipulant habilement la presse, ils parviennent à faire prendre la victime pour le criminel et le criminel pour la victime.
Une des astuces dont ils usent pour nous faire cette réputation de criminels consiste à prendre des statistiques et à les faire ingurgiter au public, et, en particulier aux publics arabo-islamistes, par l’intermédiaire de la presse. Car le public arabo-islamiste n’est pas seulement composé de gens mal intentionnés : il compte aussi des gens bien intentionnés. Quoi qu’il se prépare à faire, le gouvernement, à tous les niveaux, veut toujours avoir l’opinion pour lui. Au niveau local, ils publient dans leur presse des statistiques qui montrent à l’opinion que le taux de criminalité  est considérable dans notre région ; c’est ainsi qu’ils nous font une réputation : à force de voir la presse mettre l’accent sur ce haut niveau de la criminalité, les gens finissent par considérer la  Kabylie comme une région de criminels.
Alors, quiconque appartient à la Kabylie peut être traité dans la rue : « sale kabyle ! », et vous voilà au tapis. Vous aurez beau être un chef de partis, docteur, avocat,  ou que sais-je encore : quelle que soit votre situation professionnelle, vous constaterez que l’on s’en prend à vous tout aussi bien qu’à l’homme de la rue. Tout simplement parce que vous êtes kabyle et que vous vivez dans une région kabyle que l’on a présentée comme une région de criminels et de racisites. En acceptant de vous voir sous ce jour, l’opinion fraie la voie à ceux qui veulent soumettre la région à un régime policier - on peut recourir à toutes les violences imaginables pour réprimer les kabyles, puisque, de toutes façons, ce sont des criminel et des racistes. Qui nous a fait cette réputation ? C’est, encore une fois, la presse, qui s’est laissé utiliser dans ce sens par le pouvoir ou par ses éléments racistes.
Dans ces conditions, nous nous sentions inférieurs, incompétents et désemparés. Lorsque ce sentiment s’emparait de nous, nous chargions quelqu’un d’autre de nous montrer la voie ; nous ne faisions pas confiance pour cela à un autre kabyle ni à d’autres kabyles. En ce temps-là, nous ne leur faisions pas confiance. Nous pensions qu’un kabyle était tout juste bon à jouer d’un instrument à vent - oui, à produire des sons, à vous réjouir de quelques chansons, et autres activités du même genre. Mais pour les affaires sérieuses, lorsqu’il y allait de notre sécurité, de notre culture, de notre avenir, et de notre éducation, c’est à « l’arabo-islamiste » que nous nous adressions. Jamais nous ne songions à obtenir ce que nous voulions par nos propres moyens, jamais nous ne concevions l’action à mener comme notre propre affaire. Parce que nous nous sentions désemparés. Ce sentiment provenait de non  confiance que nous avions de nous-mêmes. Et ce manque de confiance  lui-même découlait de notre  manque de confiance pour tout ce qui était kabyle
Si le mouvement du MAK s’est développé, c’est, entre autres raisons, parce qu’il mettait l’accent sur tout ce qui était kabyle. C’est en cela que réside le secret de son succès. Sang kabyles, ascendance kabyles, culture kabyles, attaches kabyles. Et - voilà qui vous surprendra, nous nous sommes aperçus que, dans les profondeurs de son subconscient, le kabyle  de ce pays est encore plus kabyle qu’il n’est Algérien. Il s’imagine être plus Algérien que kabyle, parce que « l’arabo-islamiste » le trompe, lui lave le cerveau chaque jour. L’ « arabo-islamiste » lui dit et lui répète : « Vous êtes Algérien ». Mais mon vieux, comment pouvez-vous vous prendre pour un Algérien, alors que jamais vous n’avez été traité en Algerien dans ce pays ? Jamais vous ne l’avez été, jamais. Supposons que dix hommes soient à table, en train de dîner, et que j’entre et aille m’asseoir à leur table. Ils mangent ; mais devant moi il y a une assiette vide. Le fait que nous soyons tous assis à la même table suffit-il à faire de nous tous des dîneurs ? Je ne dîne pas tant qu’on ne me laisse pas prendre ma part du repas. Il ne suffit pas d’être assis à la même table que les dîneurs pour dîner : voilà ce que vous devez vous mettre dans la tête, KABYLES de ce pays.
Il ne suffit pas de vivre dans ce pays pour être Algérien. Il en faut davantage pour le devenir. Vous devez goûter les fruits de l’algerianisme. Ce ne sont pas ses fruits, mais ses épines que vous avez goûtées. Des chardons, oui, mais des fruits, non pas. Pour conclure, je tiens à dire que jusqu’à présent le pouvoir a usé d’une méthode astucieuse qui consiste à faire semblant de chercher à résoudre le problème, alors que ce n’est pas cela qu’ils cherchent. Ils se sont attaqués aux conséquences, mais jamais à la cause. Ils ne nous ont fait que des concessions symboliques. Le symbolisme ne profite qu’à un très petit nombre d’entre nous ; il ne profite jamais aux masses. Or, ce sont les masses qui ont un problème, pas les membres de la minorité. Celui qui bénéficie du symbolisme ne tient de toute façon pas à nous côtoyer - et c’est pourquoi il s’attache au symbole.
Je le répète, je ne suis pas raciste. Je ne crois en aucune forme de racisme. Je suis partisan de la fraternité à l’égard de tout le monde, mais je ne crois pas qu’il faille imposer la fraternité à des gens qui n’en veulent pas. Pratiquons-la entre nous, et si d’autres veulent la pratiquer à notre égard, nous accepterons de leur rendre la pareille. Mais je ne pense pas que nous devions chercher à aimer qui ne nous aime pas.

mercredi 2 mars 2011

Kabylie en danger




Nous les Kabyles nous connaissons des temps difficiles, notre belle région est devenue une proie facile pour les islamistes, l’économie de la région s’effondre, mais ni la pauvreté, ni l’insécurité sont le vrai problème, non, c’est l’indifférence ; voila le problème de notre temps, l’indifférence, voila pourquoi nous sommes en voie d’extinction. Nous sommes toujours fiers de notre différence, et La fierté est une arme, une arme à utiliser contre nos ennemis, mais ne vous trompez pas, ils sont forts, ils sont plus forts que nous, et ce ne sont pas des Américains ou des Anglais dont je veux vous parler, nos ennemis vivent parmi nous. Gendarmes, policiers, militaires, Kabyles de service, ces djanjawids, ces envahisseurs étrangers, qui viennent dans notre région, pour nous détruire, et prendre le monopole sur nos vies. Notre chère Kabylie a besoin de l’autonomie, impossible vous dites, ça nous brisera, mais ne voyez-vous pas justement qu’ils veulent nous briser, et quand je dis ils, je parle des Kabyles de service et des arabo-islamistes. Je parle de ces fous d’Allah qui propagent les idées arabo-islamistes chez les rêveurs sans cervelle. Il faut nous battre pour nous guérir de cette maladie. Mahomet est un Arabe et le Coran est propagé par les Arabes, c’est un complot pour détruire la Kabylie pour nous salir et s’infiltrer dans nos vies, ils veulent effacer la Kabylie de la surface de la terre.
Qui sont les responsables de la débâcle morale de notre région ? c’est les djanjawids et les Kabyles de service, ils se disent nos frères, mais ils ne sont que les parias de notre région. Ils détruisent notre région, ils volent notre richesse et notre héritage. Je vous le dis mes frères c’est une guerre contre notre région, une guerre qui changera bientôt de cours, car les envahisseurs deviendront des victimes. Nous survivrons, c’est ce qu’ils nous disent, ce qu’ils veulent dire en réalité c’est que ce sont eux qui vont survivre !
Nous avons capitulé en 2001 alors même que nous étions au bord de la victoire parce que trahis par les lâches et les traîtres dans nos rangs ! C’est pourquoi il faut s’unir, pour que la Kabylie soit plus forte. Il faudra des sacrifices, et de purs combats mais c’est le prix a payer pour notre victoire, avec Matoub, Abane, Krim, Amirouche comme modèles, et la musique de Idir et Matoub, comme source d’inspiration. Il faut éradiquer l’arabo-islamisme de notre région.
Enlevez le bandeau de vos yeux et voyez vos ennemis, les kds et les arabo-islamistes, nous les reconnaissons, nous les reconnaissons.


jughurta des Ouadhias

lundi 21 février 2011

Ferhat Mehenni : « les Kabyles n'hésiteront pas à intervenir en cas d'agression contre les Amazighs de Libye »


PARIS (SIWEL) — Le Gouvernement provisoire kabyle a mis en garde les Kadhafi (père et fils) qu’il tiendra pour responsables d’un éventuel génocide contre les Amazighs de Libye.


Ferhat Mehenni avec le militant libyen Mazigh Bouzakhar, un des frères emprisonnés depuis le 16 décembre par la police de Kadhafi (Photo : Boualem K.)

Dans un communiqué transmis à Siwel, le président de l'Anavad, M. Ferhat Mehenni, a affirmé que « les Kabyles n’hésiteront pas à venir en aide à leurs frères libyens » au cas où le régime du fils de Kadhafi décide d'agresser les Berbères de ce pays.

« Dans la journée, d’hier (dimanche NDLR), le fils de Kadhafi a essayé de faire diversion en envoyant des blindés pour massacrer des Berbères au prétexte de séparatisme », a révélé M. Mehenni.

Il a ajouté qu'« il n’est pas d’issue, pour les sanguinaires au pouvoir depuis 42 ans, que la chute et la fuite. Le régime de Kadhafi est fini. La Libye et les Libyens vont enfin connaître la liberté et la démocratie. La Kabylie est à leurs côtés ». 

ysn 
SIWEL 211255 FEV 11






samedi 19 février 2011

la confrérie des kabyles libres

De la haine, de la haine brûlante — c’est ce que nous voulons déverser dans les âmes de nos millions de compatriotes kabyles, jusqu’à ce que s’embrase en Kabylie la flamme de colère qui nous vengera des corrupteurs (arabes et kabyles de service) de notre région.
C’est la raison pour laquelle la résolution de la question (kabyles  de service et arabes) est une question centrale pour la confrérie des kabyles libres. Cette question ne peut être résolue avec délicatesse; face aux armes terrifiantes de nos ennemis, nous ne pouvons la résoudre que par la force brute. La seule façon de combattre est de combattre durement. amirouche l’a dit, “si vous frappez, alors frappez dur! Le seul combat sérieux est celui qui fait hurler votre ennemi. Il n’y a ici aucune possibilité d’accommodation : l’arabe et ses complices demeureront à jamais des ennemis dans le cœur de notre peuple. Nous savons que s’ils se saisissent des commandes, nos têtes rouleront; nous savons aussi cependant que lorsque nous aurons le pouvoir entre nos mains, que Dieu ait pitié d’eux.
L'arabe qui apporte avec lui l'islam a pour but ultime de dominer les peuples. Par conséquent, l'arabe, cette sangsue, doit être exterminé, L’arabe en tant que ferment de décomposition  n’est pas à envisager comme individu particulier bon ou méchant, [il est] la cause absolue de l’effondrement intérieur de toutes les races, dans lesquelles il pénètre en tant que parasite. Son action est déterminée par sa race. Autant je ne peux faire reproche à un bacille de tuberculose, à cause d’une action qui, pour les hommes signifie la destruction, mais pour lui la vie, autant suis-je cependant obligé et justifié, en vue de mon existence personnelle, de mener le combat contre la tuberculose par l’extermination de ses agents. L'arabe devient et devint au travers des milliers d’années en son action une tuberculose de race des peuples. Le combattre signifie l’éliminer 
Aucun d’eux [les peuples dominés par les arabes] ne peut écarter cette main [celle des arabes] de sa gorge autrement que par le glaive. Seule, la force rassemblée et concentrée d’une passion nationale peut, d’un sursaut, braver les menées internationales qui tendent à réduire les peuples en esclavage. Mais un tel geste ne saurait aller dans effusion de sang, Si l’on avait, au début et au cours de la guerre, tenu une seule fois douze ou quinze mille de ces arabes et kabyles de services corrupteurs du peuple sous les gaz empoisonnés que des centaines de milliers de nos meilleurs travailleurs kabyles de toute origine et de toutes professions ont dû endurer sur le front, le sacrifice de millions d’hommes n’eût pas été vain. Au contraire, si l’on s’était débarrassé à temps de ces quelques douze mille bâtards, on aurait peut-être sauvé l’existence d’un million de bons et braves kabyles pleins d’avenir, Les arabes et les kabyles de service seront anéantis dans notre pays. Ils n’auront pas, en toute impunité, manigancé le  20/04/1980.25/05/1998.18/04/2001 Ces jours seront vengé.  En exterminant cette peste, nous rendrons à l’humanité un service dont nos kabyles ne peuvent avoir la moindre idée.  Les lois de la vie exigent que des meurtres soient commis de façon ininterrompue afin que les meilleurs vivent, Beaucoup de d’arabes et de kabyles de service n’ont pas été, non plus, conscients du caractère destructeur de leur existence. Mais celui qui détruit la vie s’expose lui-même à mourir et les arabes et kabyles de service ne feront pas exception à la règle. Qui doit-on blâmer, le chat ou la souris, si le chat mange la souris ? 
  La nature est régie par la loi de la lutte. Il y aura toujours des formes d’existence parasitaires pour accélérer le combat et intensifier le processus de sélection entre les forts et les faibles. Dans la nature, la vie travaille toujours immédiatement contre les parasites; dans l’existence des peuples ce n’est pas exclusivement le cas. De là vient les dangers arabes et kabyles de service. Les peuples modernes n’ont donc d’autre solution que d’exterminer les arabes et les islamistes.
L’arabe doit partir de Kabylie. Je dis seulement qu’il doit dégager. S’il crève en route, je n’y peux rien. Je vois seulement une chose: s’ils ne partent pas volontairement, l’extermination totale, Nous n’avons aucune intention d’être des anti-arabes et anti-kabyles de service sentimentaux désireux de susciter des pogroms mais nos cœurs sont remplis d’une détermination inexorable d’attaquer le mal à sa base et de l’extirper de sa racine à ses branches. Pour atteindre notre but, tous les moyens seront justifiés, même si nous devons nous allier avec le diable.

vendredi 11 février 2011

CEUX QUI NOUS GOUVERNENT HABITENT UN AUTRE PAYS

En Algérie, ceux qui nous gouvernent et qui gèrent 150 milliards de dollars de réserve de change, habitent un autre pays. Militaires ou civils, membres des oligarchies qui pillent le pays, ils vivent dans des prisons dorés, leurs plages sont privées, leurs restaurants sont des clubs, leurs quartiers sont fermés par des herses de béton et de fer. Tout le pays est quadrillé de barrages, barrages policiers dans les villes, barrages militaires et de gendarmerie dans les campagnes. Pour rentrer à Alger, il faut au moins trois heures pour parcourir quelques kilomètres. On ne sait plus qui assiège qui. 

Mais depuis que les Tunisiens, nos voisins en territoires et en souffrance,  ont fait fuir leur président, Ben Ali, l’envié, le modèle de nos dictateurs, un pays qui marche, des citoyens dociles, des comptes en banque à droite à gauche, depuis que c’est le monde à l’envers, nos autocrates se bougent. Comme si en quelques jours ils allaient réparer ce qu’ils ont mis trente ans à détruire. Les voilà distribuant un peu plus généreusement la rente pétrolière, promettant à tour de bras, de résoudre la question du chômage, celle du logement, des loisirs et même de lever « peut-être » l’État d’urgence en vigueur depuis 1992. Subitement leurs compétences se réveillent, ils ne dorment plus. 

En moins de deux jours, les murs de la capitale se sont couverts d’affiches racoleuses, invitant les « jeunes » à se présenter pour obtenir « 30 000 » Dinars de « prêt sans intérêt », histoire de tous les transformer en entrepreneurs. Encore de l’argent qu’ils vont jeter par les fenêtres. Le gouvernement Ouyahia qui avait décidé sans réfléchir de mettre fin au secteur informel - sur lequel vivent chômeurs non déclarés et sans couverture sociale et richissimes hommes d’affaires  qui ne payent ni impôt, ni charges sociales - fait aujourd’hui marche arrière et c’est comme s’il déclarait solennellement qu’il n’y a plus d’État mais qu’il aime beaucoup la chaise sur laquelle il est assis. 

L’augmentation des produits de première nécessité : annulée. Le « 12S », cet acte de naissance à vie, qui a pourri la vie de dizaines de milliers d’Algériens, par la grâce duquel nous étions censés obtenir des passeports biométriques et en passant, devenir encore plus fliqués : annulé. Les partis d’opposition qui attendaient depuis des années un putatif agrément : en voilà deux de reconnu, aujourd’hui même, etc. La république bananière se donne en spectacle dans toute son arrogance et son incompétence. 

Même, Mouloud Hamrouche, ancien chef du gouvernement, notre Gorbatchev inabouti, ne dit pas autre chose quand il déclare poliment : « Après vingt ans, les gens ont pris conscience que l’impasse est là, le pouvoir a perdu beaucoup de son expertise, le gouvernement a beaucoup d’argent mais ne sait pas comment le dépenser, il ne sait pas comment mobiliser les potentialités économiques du pays parce qu’il y a un dysfonctionnement de l’administration gouvernementale. C’est un problème supplémentaire, grave (…)» 150 milliards de dollars de réserve de change et ils ne savent pas quoi en faire… Et quand ils nous apprennent ce qu’ils en font, c’est toujours au détour d’un scandale, corruption, transfert d’argent public à coup de milliards de dollars, tous les rouages de l’état sont impliqués, de l’affaire Khalifa aux prix faramineux des grands projets publics, autoroute est-ouest, métro d’Alger etc…. Ils fabriquent alors des procès où les lampistes payent de leurs vies brisées quelques séjours à l’étranger pendant que les premiers responsables, au sens pénal du terme, continuent, impunis, à décider de la vie et de la mort de 35 millions d’Algériens.