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vendredi 7 janvier 2011

Les émeutes en Algerie

Alors que la révolte se propage à tout le pays et que les affrontements se poursuivent à Alger et dans d'autres villes, le pouvoir se mure dans le silence. Des informations sérieuses font état de nombreux appels de citoyens et de jeunes à des manifestations pacifiques dans toutes les wilayas du pays samedi 8 janvier 2011. D'autres appels à manifester demain vendredi après la prière sont également lancés. Pendant que le pays s'embrase, les dirigeants se cachent et n'apparaissent plus en public. Ou est le chef de l'Etat? Ou est le premier ministre? Ou sont les ministres? Ils se tèrrent dans leur villas hypersécurisées pendant que la jeunesse se révolte et affronte les forces de l'ordre.
On apprend à l'instant que les émeutes ont repris à Bab El Oued et à Badjarah et à El Harrach, après une accalmie dans la matinée.
Les routes sont jonchées de pierres et de gravats alors que les commerçants ont décidé de fermer boutique.
Dans les quartiers populaires d'Alger ( Cheraga, Ain Benian, Staoueli et d'autres,,) qui s'étaient embrasés hier mercredi, une vive tension est palpable sur place. Les jeunes qui occupent les rues de leurs quartiers font face aux forces de l'ordre et à tout moment les affrontements peuvent reprendre.
Des émeutes ont éclaté jeudi après midi à Bordj El Kiffan, dans le quartier la « Verte rive ». La route qui mène à Bordj El Bahri depuis les Bananiers est coupée à la circulation. Une voiture de police a barré la route, indiquant aux automobilistes de faire demi-tour. Les émeutes touchent les quartiers dits « Verte rive » et « Bateau cassé » situés entre Bordj El Kiffan et Bordj El Bahri.
A Alger-centre, une tension extrême règne en début d’après-midi, sur fond de rumeurs sur des émeutes dans plusieurs quartiers de la capitale et surtout sur la volonté des jeunes de Bab El Oued de marcher sur le centre-ville ce soir.
A 15h45, de nombreux magasins étaient déjà fermés au niveau des rues Larbi Ben Mhidi et Didouche Mourad et la circulation automobile est inhabituellement fluide dans le centre-ville. Les rues étaient presque vides.

Ain Bénian

Les émeutes qui ont secoué, mercredi 5 janvier dans la soirée le quartier de Bab El Oued, au centre d’Alger, se sont propagé à d’autres quartiers, notamment à l’Ouest de la capitale. A Cheraga, plusieurs dizaines de manifestants du quartier Kathbane ont coupé dans la soirée la route menant vers le siège du commandement de la Gendarmerie nationale, a-t-on constaté sur place. Les manifestants ont brûlé des pneus et lancé des pierres en direction de la gendarmerie causant d’importants dégâts à leurs véhicules et blindés. Les gendarmes n’ont pas riposté mais les forces de l’ordre ont bouclé le quartier.
A Aïn Bénian, une autre commune de l’Ouest d’Alger, plusieurs dizaines de manifestants sont sortis mercredi soir dans la rue. Ils ont incendié des pneus en scandant des slogans hostiles au pouvoir, selon des témoins joints par téléphone. Là encore, les raisons de la colère sont liées à la cherté de la vie après la flambée des prix ces derniers jours.

Badjarah

Un bureau de poste ravagé, une agence Djezzy saccagée, un grand Bazar attaqué, le climat qui règne depuis la nuit du mercredi à Bachdjerrah est digne d'un film de guerre !
En début de l'après-midi, des jeunes cagoulés et armés de projectiles s'organisent et s'attroupent au niveau du Lotissement "Michel" et du quartier "l'Appreval" à Kouba.
C'est l'embrasement ! A Gué de Constantine, Bachdjerrah et Kouba, un climat de tension terrible caractérise de nombreux quartiers et cités populaires. La colère contre la cherté de la vie et la misère a fait sortir dans la rue depuis mercredi soir des centaines de jeunes exaspérés par leurs conditions sociales déplorables.
De l'aveu même de plusieurs témoins oculaires, les affrontements avec les forces de l'ordre ont été d'une violence inouïe.
Des routes ont été bloquées à coup de pneus brûlés jusqu'à la rue Tripoli de Hussein Dey où pas moins de six entreprises, des bureaux d'études, des sociétés de sous-traitances et de vente de matériel industriel, ont été cambriolées et dévalisées selon elwatan.
Débordés, les forces de police ont été pris pour cible de toutes part par des jeunes qui ont adopté durant toute la nuit la technique de la guérilla urbaine.  Et au rythme où vont les choses, rien ne laisse indiquer une quelconque amélioration d'ici la nuit de ce jeudi dans les quartiers chauds la banlieue est de la capitale.

Wilaya de Bejaia

La rue a grondé la matinée de ce jeudi 6 janvier dans plusieurs endroits de la wilaya de Béjaïa où la protestation contre la flambée des prix des produits de consommation s’est propagée comme par effet de contagion.
Exclusivement dans la vallée de la Soummam où l’axe de la RN26 a été barricadé en divers points. C’est le cas, notamment à Akbou, deuxième plus importante ville de la wilaya, où au moment ou nous mettons sous presse une foule de manifestants brûle des pneus au centre ville.
Guendouza, le Piton, la Zone, tout l’axe de la route nationale qui traverse le sud de cette ville est fermé à la circulation automobile par des poubelles, pierres, troncs d’arbres, et autres objets mis en travers de la route dans certains endroits. Les manifestants se sont même pris à l’immobilier public, selon des sources locales, qui notent que la protestation, bien que timide, a commencé la veille avec les jets de pierres sur la voie publique.

Le même climat de tension est perceptible dans la ville voisine d’Ighzer Amokrane où, selon notre correspondant sur place, la route est fermée au niveau de Helouane, à l’entrée ouest de la ville.
Et aussi à Laâzib où la circulation automobile n’est permise que pour des cas d’urgence. Des pneus y ont été également brulés de bon matin. Des mouvements de protestation qui se prépareraient dans d’autres localités de la wilaya comme Takriets, à Sidi Aïch, et El Kseur.

Wilaya de Boumerdes

Des centaines de jeunes des communes de Naciria, Bordj-Menaiel et Issers, sont sortit dans la rue aujourd’hui 6 janvier, pour crier leur colère contre l’augmentation effrénée des prix des produits de large consommation.
Les manifestants ont bloqué la RN12 à la circulation automobile à hauteur de plusieurs endroits. Cette vague protestation a été débutée à Naciria, où des dizaines de jeunes ont investi la rue pour exprimer leur mécontentement contre l’indifférence affichée par les pouvoirs publics quant à la satisfaction des revendications relatives à l’amélioration de leurs conditions de vie.
La nouvelle de la fermeture dudit axe a vite fait le tour de la région. Vers midi, des centaines d’autres citoyens de Bordj-Menaiel ont investi le même axe, au lieudit Bousbaâ. D’importants convois des forces anti-émeutes ont été dépêchés sur les lieux de la protestation. Les automobilistes sont restés bloqués dans d’immenses embouteillages.
A Bordj Menaïel, les manifestants et les forces de l’ordre se sont également affrontés dans le centre‑ville. Le tribunal et le siège de la gendarmerie locale ont été saccagés à coups de pierres par les manifestants. Les commerçants ont baissé leurs rideaux dès le début de l’après‑midi. Dans cette ville, la RN 12 a également été coupée à la circulation.
La colère a gagné également les commerçants de la ville. Plusieurs d’entre eux ont baissé rideau en signe protestation contre la hausse constante des prix des produits de première nécessité. A Issers, des jeunes en furie ont dressé des barricades sur la rue Abane Ramdane, en perturbant le trafic routier durant plus d’une heure.
Certains habitants n’écartent pas de voir cette vague de protestation s’étendre sur d’autres communes de la région dans les heures et les jours qui suivent.

Wilaya de Bouira


Des centaines de manifestants de la commune d’Ahnif, commune située à 45 km à l’est de la wilaya de Bouira et d’autres venus des autres localités, sont sortis dans l’après midi de ce jeudi 6 janvier 2011 dans la rue, pour protester à leurs tour, contre la flambée des prix des produits de consommation.
En effet, c’est au niveau du lieudit le carrefour d’Ahnif que les manifestants ont barricadé la route à l’aide des pneus brûlés et autres troncs d’arbres. Dans la matinée de ce jeudi, c’est au niveau de la commune d’El Adjiba que la route nationale a été fermée par des centaines de manifestants, chauffés à blanc.
La circulation a été fermée durant plusieurs heures à El Adjiba avant que les forces antiémeutes de la gendarmerie interviennent.
Hier, la deuxième ville du pays, Oran, a vecu une journée noire d'émeutes et d'affrontements entre les jeunes et les forces de l'ordre. La même chose s'est produite dans la ville de Djelfa.
journal: 
Le Matin
edition: 
Ve, 2011-01-07

Ferhat Mehenni accélère sa démarche autonomiste


Le président du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) franchit un nouveau cap en 2010. Ferhat Mehenni surprend tout le monde en annonçant, à partir de Paris où il s’est exilé, la création du gouvernement provisoire de Kabylie (GPK).

C’était au début du mois de juin 2010. Dans un pays où les idées portant sur la régionalisation ou le fédéralisme, défendues respectivement par le RCD et le FFS, sont perçues comme des projets portant atteinte à l’Etat-Nation, le lancement d’un projet d’autonomie d’une seule région est considéré comme un séisme politique. Les réactions à l’annonce de Ferhat Mehenni ne se sont pas fait attendre. Le premier commentaire vient du Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Interrogé par les journalistes sur le geste du MAK, Ahmed Ouyahia rétorque : « Ce n’est que du tintamarre ». La démarche de Ferhat Mehenni est également critiquée par des leaders de partis politiques. Le président du RCD, Saïd Sadi, qualifie ce projet de « démarche sans issue ».

« Dans l’absolu, chacun est libre de lancer des initiatives qu’il estime devoir assumer. Il ne faut pas que le remède soit pire que le mal. On n’est pas là, encore une fois, pour structurer le désespoir. On est là pour construire l’espérance », déclare Saïd Sadi. Pour sa part, le président du FFS, Hocine Aït Ahmed, qualifie le geste du MAK de « menées aventureuses » et de « politique de hasard » qui « procèdent d’une même approche stratégique qui met en péril l’unité et la cohésion du pays ». Mais toutes ces réactions n’ont pas intimidé Ferhat Mehenni qui continue la campagne d’explication de sa démarche. Pour lui, « ce ‘‘tintamarre’’ passera bientôt du sourire narquois au rire jaune. Avec le GPK, le scandale de la violence et de la répression contre la Kabylie et le peuple kabyle ne peut que connaître son épilogue par la liberté des deux. »

Madjid Makedhi

Voir en ligne : El-Watan