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mercredi 19 janvier 2011

Les dix stratégies de manipulation de masses


Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
Noam Chomsky

Ces Algériens qui s'immolent de désespoir


Un homme a tenté de s'immoler mercredi, portant à huit le nombre de tentatives depuis le 12 janvier.
Le phénomène prend de l'ampleur. Un homme, père de six enfants, a tenté mercredi de s'immoler par le feu en Algérie, rapporte la presse algérienne, citée par l'AFP. Il s'agit de la huitième tentative d'immolation recensée dans le pays en l'espace d'une semaine seulment.
Un Algérien de 35 ans avait déjà tenté de s'immoler par le feu mardi soir en plein centre-ville de Dellys, à 80 kilomètres d'Alger, selon le site du journal algérien El Watan . Karim, considéré comme "un cas psychiatrique", se trouve aujourd'hui dans un état critique.
Depuis quelques jours, les immolations se multiplient à travers le pays. Le 12 janvier, une femme a tenté de s'immoler par le feu au sein de l'Assemblée populaire communale (APC, mairie) de la localité de Sidi Ali Benyoub, à quelque 450 km au sud-ouest d'Alger. Convaincue par un employé d'y renoncer, elle s'en est tirée avec une blessure à la main.

Des "cas isolés" pour les autorités

Les autorités locales de Dellys ont cependant insisté sur le fait qu'il s'agissait de "cas isolés".
En Algérie, des émeutes contre la flambée des prix des produits de baseont fait, entre le 6 et le 9 janvier, cinq morts et plus de 800 blessés. Le gouvernement avait alors ordonné une baisse des prix sur les aliments de base.
Le 17 décembre, un jeune Tunisien auquel les autorités avaient refusé un permis pour vendre dans la rue des fruits et des légumes avait mis fin à ses jours en s'immolant par le feu.

Anonymous menace l’Etat algérien


Dans un mail, le groupe de hackers menace de pirater des sites institutionnels algériens.
Ils refont à nouveau parler d’eux. Les mêmes hackers du groupe Anonymous, qui avaient menacé plusieurs gouvernements suite à la diffusion par WikiLeaks de câbles diplomatiques, et déstabilisé la Tunisie, pointent désormais le gouvernement algérien.
Cette fois, le groupe est passé par la rédaction du site internet du quotidien algérien francophone El Watan pour transmettre son message, et appelle aux diverses contributions sur son site.

Anonymous solidaire du peuple algérien "affamé"

"Au gouvernement algérien, nous, les Anonymous, annonçons que nous ne tolérerons aucune exaction de plus vis-à-vis du peuple. Ce qui se passe est inacceptable. Le peuple algérien affamé par un pouvoir aveugle et corrompu se voit réprimé lorsqu’il exprime sa colère", attaque le groupe de cyber-activistes, qui menace directement de pirater les sites institutionnels algériens.
"Nous sommons le gouvernement algérien de cesser tout acte de répression", exhorte Anonymous. Le groupe, visiblement bien informé, pointe notamment "l’infiltration de policiers casseurs dans les cortèges (…) indigne d’un Etat de droit". Cela "ne masquera pas la vérité crue sur les pratiques ignobles à laquelle s’adonne ce régime", préviennent les hackers.
"Nous serons particulièrement attentifs au déroulement de la marche prévue à Alger le samedi 22 janvier. Il est scandaleux que cette manifestation soit interdite", développe aussi le message, qui semble être nourri de nombreux témoignages d’Algériens. "Pour chaque victime de la répression, le gouvernement algérien en payera le centuple", avertit aussi la nébuleuse Anonymous.

Un nouveau "fait d’armes"

Comme de coutume, les hackers d’Anonymous se montrent offensifs et engagés. Les hackers s’étaient fait connaître en fin d’année dernière en s'attaquant à Paypal et Mastercard, au motif que les deux firmes avaient bloqué les transactions bancaires de WikiLeaks, au lendemain de la diffusion de câbles diplomatiques. L’opération avait même été encadrée par Anonymous, et baptisée "Leakspin" ("tourbillon de fuites").
Le groupe de hackers s’en est également pris plus récemment au gouvernement tunisien, qui avait décidé de bloquer début décembre le site co-fondé par Julian Assange.