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vendredi 11 février 2011

CEUX QUI NOUS GOUVERNENT HABITENT UN AUTRE PAYS

En Algérie, ceux qui nous gouvernent et qui gèrent 150 milliards de dollars de réserve de change, habitent un autre pays. Militaires ou civils, membres des oligarchies qui pillent le pays, ils vivent dans des prisons dorés, leurs plages sont privées, leurs restaurants sont des clubs, leurs quartiers sont fermés par des herses de béton et de fer. Tout le pays est quadrillé de barrages, barrages policiers dans les villes, barrages militaires et de gendarmerie dans les campagnes. Pour rentrer à Alger, il faut au moins trois heures pour parcourir quelques kilomètres. On ne sait plus qui assiège qui. 

Mais depuis que les Tunisiens, nos voisins en territoires et en souffrance,  ont fait fuir leur président, Ben Ali, l’envié, le modèle de nos dictateurs, un pays qui marche, des citoyens dociles, des comptes en banque à droite à gauche, depuis que c’est le monde à l’envers, nos autocrates se bougent. Comme si en quelques jours ils allaient réparer ce qu’ils ont mis trente ans à détruire. Les voilà distribuant un peu plus généreusement la rente pétrolière, promettant à tour de bras, de résoudre la question du chômage, celle du logement, des loisirs et même de lever « peut-être » l’État d’urgence en vigueur depuis 1992. Subitement leurs compétences se réveillent, ils ne dorment plus. 

En moins de deux jours, les murs de la capitale se sont couverts d’affiches racoleuses, invitant les « jeunes » à se présenter pour obtenir « 30 000 » Dinars de « prêt sans intérêt », histoire de tous les transformer en entrepreneurs. Encore de l’argent qu’ils vont jeter par les fenêtres. Le gouvernement Ouyahia qui avait décidé sans réfléchir de mettre fin au secteur informel - sur lequel vivent chômeurs non déclarés et sans couverture sociale et richissimes hommes d’affaires  qui ne payent ni impôt, ni charges sociales - fait aujourd’hui marche arrière et c’est comme s’il déclarait solennellement qu’il n’y a plus d’État mais qu’il aime beaucoup la chaise sur laquelle il est assis. 

L’augmentation des produits de première nécessité : annulée. Le « 12S », cet acte de naissance à vie, qui a pourri la vie de dizaines de milliers d’Algériens, par la grâce duquel nous étions censés obtenir des passeports biométriques et en passant, devenir encore plus fliqués : annulé. Les partis d’opposition qui attendaient depuis des années un putatif agrément : en voilà deux de reconnu, aujourd’hui même, etc. La république bananière se donne en spectacle dans toute son arrogance et son incompétence. 

Même, Mouloud Hamrouche, ancien chef du gouvernement, notre Gorbatchev inabouti, ne dit pas autre chose quand il déclare poliment : « Après vingt ans, les gens ont pris conscience que l’impasse est là, le pouvoir a perdu beaucoup de son expertise, le gouvernement a beaucoup d’argent mais ne sait pas comment le dépenser, il ne sait pas comment mobiliser les potentialités économiques du pays parce qu’il y a un dysfonctionnement de l’administration gouvernementale. C’est un problème supplémentaire, grave (…)» 150 milliards de dollars de réserve de change et ils ne savent pas quoi en faire… Et quand ils nous apprennent ce qu’ils en font, c’est toujours au détour d’un scandale, corruption, transfert d’argent public à coup de milliards de dollars, tous les rouages de l’état sont impliqués, de l’affaire Khalifa aux prix faramineux des grands projets publics, autoroute est-ouest, métro d’Alger etc…. Ils fabriquent alors des procès où les lampistes payent de leurs vies brisées quelques séjours à l’étranger pendant que les premiers responsables, au sens pénal du terme, continuent, impunis, à décider de la vie et de la mort de 35 millions d’Algériens.

Au tour de l’Algérie d’éjecter boukhninisse(Bouteflika) ?


L’heure est à la révolte dans un Maghreb riche et prometteur aux richesses confisquées par une minorité de familles prédatrices. Le courage des Tunisiens sera-t-il compatible avec celui des Algériens ? En tout cas, l’exemple est donné et l’espoir de toutes les jeunesses du Maghreb réside bien dans le reformatage démocratique de leurs gouvernements ou de la « révolution expulsive » de leurs autocrates. Les Algériens vents faire un premier pas, qui sera sans doute douloureux, vers leur nouvel horizon. Le pouvoir, à Alger, pourrait vaciller tout comme en Tunisie. Tout dépend maintenant de la population et de sa volonté de jeter le joug. Mais, quoi qu’il advienne dans les heures, jours et mois qui suivent, la révolution tunisienne fera des émules, un immense mouvement de révolte gronde déjà dans un Maghreb jeune et demandeur de démocratie. Les peuples de ces régions ont un droit légitime à l’expression et à la liberté, un droit d’accès aux richesses de leurs pays, un droit à redistribution des dividendes du pétrole, du gaz ou du tourisme. Plus de la moitié de ces populations à moins de vingt ans, leur espoir réside dans le changement et c’est ce qui est en train de se produire.

Et, c’est vrai l’Algérie n’est pas la Tunisie, non pas, contrairement à ce que leur propagande veut faire croire, parce qu’il fait bon vivre dans ce pays, mais parce que les flammes de l’enfer nous sont devenues tellement familières qu’elles relèvent du fait divers. 200 000 morts pour mémoire, de 1991 à nos jours, massacres à la hache, viols en série, voitures piégées, une guerre civile, sans nom, sans visage, une guerre des ombres, sans héros, sans bourreaux et que des victimes. Victimes de qui, de quoi ? Il est interdit de poser la question, c’est la loi, toute personne qui s’y risquerait publiquement est passible des tribunaux. Une loi qui s’appelle, sans rire, "Charte pour la paix et la réconciliation nationale". Alors que nous n’avons pas fini de penser/panser les blessures de cette génération sacrifiée, nous sommes convoqués au chevet d’une nouvelle génération qui « tente de s’immoler ».
Tous les 20 ans, une génération chasse la précédente et s’invente de nouvelles armes pour se dire, mettre en accusation les dictateurs qui nous brûlent notre temps de vivre… à petit feu. Après les kamikazes des années 90, nous avons désormais les « immolés », comme si l’Algérie était devenue un immense manga, inventé par l’esprit démoniaque d’un orfèvre de la torture chinoise qui, jour après jour, vous harcèle la conscience et vous transforme le corps en lambeaux de chairs souffrants. Mourir alors c’est une autre manière de fuir. Fuir, comme les harragas. Harrag, c’est ainsi qu’on appelle ceux qui, sur des embarcations de fortune, tentent la mer comme issue, traversent la Méditerranée. Sans tombe et sans nouvelle. Harraga, cela pourrait se traduire en français par les brûleurs de frontières.
Le feu, donc, ne nous émeut plus, non pas parce que nous manquons de cœur mais parce que nous avons trop de mémoires. Vivre en dictature est un exercice épuisant et humiliant. Et pourtant chaque génération qui intervient sur la scène publique, politique, demeure habitée par le feu et renaît, quoiqu’on en dise, des cendres de la précédente. Démentant à chaque fois ces aveugles enfermés dans leurs bulles, politiques, spécialistes de la jeunesse, journalistes, qui s’interrogent à longueur de commentaires, dans leurs salons algérois ou d’ailleurs et se demandent : « Mais qu’attendent les algériens pour bouger ? » Mais ils bougent les Algériens. Ils n’arrêtent pas de bouger. Manifestations, grèves, arrestations, le monde des anonymes sans parti, avec juste leur humanité en bandoulière, est tous les jours dans la rue, dans une incroyable résistance à la volonté déclarée des pouvoirs qui se succèdent de les briser à coups de matraques, de grenades lacrymogènes, de chars que les jeunes appellent ‘azraïne, le diable.

jeudi 10 février 2011

L’AUTONOMIE OU LE FEDERALISME POUR L’ALGERIE


- le fédéralisme ou même le confédéralisme sont des idées anciennes dont il était question pendant la guerre d'Algérie et les kabyles n'en avaient pas le monopole !
Le traité de la Soummam l'a évoqué !
Le fédéralisme est en fait inclus dans le concept d'Algérie algérienne ! Cette dernière n'a d'ailleurs jamais existé !
On nous a endormis avec du nationalisme primaire de l'arabisme du bathisme de l'islamisme ! Du socialisme !......etc.


- l’autonomie régionale ou les Etats-Unis d'Algérie seraient la seule solution pour moi pour la simple et bonne raison qu'elle convient à la réalité ! En effet cette idée n'est pas née d'un délire idéologique ni d'une tentative de privation, de confiscation de l'indépendance algérienne. Cette idée prend en compte l'intérêt général de tous et est faite sur mesure pour la gestion du pays.
Ce n'est d'ailleurs qu'un logique retour a l'ordre pré colonial non ?
L’Algérie avec ses frontières d'aujourd'hui est une création française, ce n’est pas vieux mais c'est déjà dépassé !


- un état nation pour une population hétérogène c'est de la foutaise surtout quand l'on sait que l'unité tient au totalitarisme et a l'unicité et l'uniformité imposée par une poigné d'idéologue !
Quand va-t-on envisager l'avenir de l'Algérie en la regardant comme elle ? C’est à dire une société plurinationale.
Et je pense que toutes les sociétés issues du colonialisme devraient s'orienter vers ce type d'organisation, ce type de projet de société.


-l’autonomie ou le fédéralisme ou le confédéralisme est démocratique par essence.
En effet décentraliser les pouvoirs vers les régions,  est une forme de respect des nuances et des différences, de quoi EFFACER TOUS LES ANTAGONISMES ENTRE LES POPULATIONS, d'un même pays !
Évoluer vers une démocratie de proximité au moins pour la Kabylie me semble indispensable ! N’est-ce pas comme cela que nous fonctionnions autrefois ???


- l’autonomie ou le fédéralisme nous permettrait de régler plusieurs problèmes d'un seul coup ! En effet une révolution sanglante n'est ni possible ni souhaitable, et pourtant nous avons a faire a une dictature ! Et bien plutôt que de faire front contournons la !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Jouons la fine (une fois n'est pas coutume).
Le pouvoir serait en parti légué à la base ce qui laissera le peuple être libre de son destin à échelle humaine ! Nous ne serons pas capable de construire une démocratie par le haut alors construisons la par la base !
Nos sommités ne pensent qu'à s'engraisser, alors les citoyens doivent prendre conscience que personne d'autre qu'eux ne prendront en main leur avenir !


- stop a l'attentisme et en avant pour la prise de responsabilité des citoyens !


- il est évident que la reconnaissance identitaire-culturelle des amazighes n'en sera que plus simple ! Et elle ne se ferait pas par la standardisation (uniformisation) du berbère mais par diversité a échelle local !

jeudi 3 février 2011

Bouteflika s'apprête à lever l'état d'urgence, en vigueur depuis 1992

Alors que l'opposition appelle à de nouvelles manifestations à Alger, le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé, lors du conseil des ministres, qu'il allait lever l'état d'urgence en vigueur depuis 19 ans dans "un très proche avenir".



REUTERS L'état d'urgence en vigueur depuis 1992 en Algérie sera levé "dans un très proche avenir", a annoncé jeudi le président Abdelaziz Bouteflika cité par l'agence officielle de presse APS.
Le chef de l'Etat a également ordonné à son gouvernement d'adopter des mesures favorables à la création d'emplois et demandé à ce que l'ensemble des partis politiques aient accès aux antennes des radios et des télévisions.
A l'exception de la wilaya (préfecture) d'Alger, les manifestations seront désormais autorisées si les conditions exigées par la loi sont réunies, a-t-il ajouté.
L'état d'urgence, que l'opposition accuse de réduire les libertés politiques, a été instaurée en février 1992 en plein processus électoral suspendu par l'armée alors que les islamistes du FIS étaient en passe de devenir majoritaires au parlement.
Mercredi, l'agence officielle de presse APS a rapporté qu'un groupe de députés algériens parmi lesquels des élus pro-gouvernementaux avait déposé une proposition de loi en faveur de la levée de l'état d'urgence.
Son abrogation est une des revendications des mouvements d'opposition qui, à l'image de la Tunisie et de l'Egypte, ont tenté récemment de mobiliser leurs partisans.


mercredi 19 janvier 2011

Ces Algériens qui s'immolent de désespoir


Un homme a tenté de s'immoler mercredi, portant à huit le nombre de tentatives depuis le 12 janvier.
Le phénomène prend de l'ampleur. Un homme, père de six enfants, a tenté mercredi de s'immoler par le feu en Algérie, rapporte la presse algérienne, citée par l'AFP. Il s'agit de la huitième tentative d'immolation recensée dans le pays en l'espace d'une semaine seulment.
Un Algérien de 35 ans avait déjà tenté de s'immoler par le feu mardi soir en plein centre-ville de Dellys, à 80 kilomètres d'Alger, selon le site du journal algérien El Watan . Karim, considéré comme "un cas psychiatrique", se trouve aujourd'hui dans un état critique.
Depuis quelques jours, les immolations se multiplient à travers le pays. Le 12 janvier, une femme a tenté de s'immoler par le feu au sein de l'Assemblée populaire communale (APC, mairie) de la localité de Sidi Ali Benyoub, à quelque 450 km au sud-ouest d'Alger. Convaincue par un employé d'y renoncer, elle s'en est tirée avec une blessure à la main.

Des "cas isolés" pour les autorités

Les autorités locales de Dellys ont cependant insisté sur le fait qu'il s'agissait de "cas isolés".
En Algérie, des émeutes contre la flambée des prix des produits de baseont fait, entre le 6 et le 9 janvier, cinq morts et plus de 800 blessés. Le gouvernement avait alors ordonné une baisse des prix sur les aliments de base.
Le 17 décembre, un jeune Tunisien auquel les autorités avaient refusé un permis pour vendre dans la rue des fruits et des légumes avait mis fin à ses jours en s'immolant par le feu.

Anonymous menace l’Etat algérien


Dans un mail, le groupe de hackers menace de pirater des sites institutionnels algériens.
Ils refont à nouveau parler d’eux. Les mêmes hackers du groupe Anonymous, qui avaient menacé plusieurs gouvernements suite à la diffusion par WikiLeaks de câbles diplomatiques, et déstabilisé la Tunisie, pointent désormais le gouvernement algérien.
Cette fois, le groupe est passé par la rédaction du site internet du quotidien algérien francophone El Watan pour transmettre son message, et appelle aux diverses contributions sur son site.

Anonymous solidaire du peuple algérien "affamé"

"Au gouvernement algérien, nous, les Anonymous, annonçons que nous ne tolérerons aucune exaction de plus vis-à-vis du peuple. Ce qui se passe est inacceptable. Le peuple algérien affamé par un pouvoir aveugle et corrompu se voit réprimé lorsqu’il exprime sa colère", attaque le groupe de cyber-activistes, qui menace directement de pirater les sites institutionnels algériens.
"Nous sommons le gouvernement algérien de cesser tout acte de répression", exhorte Anonymous. Le groupe, visiblement bien informé, pointe notamment "l’infiltration de policiers casseurs dans les cortèges (…) indigne d’un Etat de droit". Cela "ne masquera pas la vérité crue sur les pratiques ignobles à laquelle s’adonne ce régime", préviennent les hackers.
"Nous serons particulièrement attentifs au déroulement de la marche prévue à Alger le samedi 22 janvier. Il est scandaleux que cette manifestation soit interdite", développe aussi le message, qui semble être nourri de nombreux témoignages d’Algériens. "Pour chaque victime de la répression, le gouvernement algérien en payera le centuple", avertit aussi la nébuleuse Anonymous.

Un nouveau "fait d’armes"

Comme de coutume, les hackers d’Anonymous se montrent offensifs et engagés. Les hackers s’étaient fait connaître en fin d’année dernière en s'attaquant à Paypal et Mastercard, au motif que les deux firmes avaient bloqué les transactions bancaires de WikiLeaks, au lendemain de la diffusion de câbles diplomatiques. L’opération avait même été encadrée par Anonymous, et baptisée "Leakspin" ("tourbillon de fuites").
Le groupe de hackers s’en est également pris plus récemment au gouvernement tunisien, qui avait décidé de bloquer début décembre le site co-fondé par Julian Assange.

samedi 18 décembre 2010

"Bizarrement, Notre Etat travaille pour nous détruire"

Les états du monde entier travaillent pour la prospérité de leurs peuples et de leurs pays, alors que, bizarrement, notre Etat, à nous, travaille pour nous détruire.

Les citoyens de Kabylie font face comme l’ensemble de leurs concitoyens à une délinquance quotidienne, une violence banalisée voire marginale par rapport au fléau du terrorisme. Le pouvoir est en train de nous préparer une nouvelle ère de troubles et de tragédies pour se maintenir en place. Après la fameuse campagne menée par les pseudos journaux, Ech-chourouk et Ennahar, contre cette région sous prétexte qu’elle s’éloigne de l’Islam et se christianise, cette région est devenue la cible d’une campagne de dénigrement. Ce qu’a permis une avancer à couvert des islamistes pour s’approcher des jeunes de la région et leurs expliquer le danger qui pèse sur l’islam et les fondements identitaires. Ce qui est sûr, la Kabylie sera utilisée pour les intérêts d’un clan ou un autre en cas de besoin, si une lutte virulente s’installe entre les vampires qui nous gouvernent. C’est en semant la terreur que ce régime croit pouvoir mater l’esprit rebelle de la Kabylie alors que cet esprit à déjà quitter le Djurdjura et la Soummam pour se répandre dans toute l’Algérie. L’isolement de la Kabylie du reste de l’Algérie est l’objectif essentiel que le régime despotique veut atteindre. En transformant cette région en un théâtre de sang, de crimes, de bruit des kalachnikovs et de couteaux, de faux vrais faux barrages et de Kidnapping.


Ce qui intriguant dans ces affaires de Kidnapping, c’est qu’ils se font dans des lieux déférents, mais les ravisseurs semblent être bien informés de la situation financière des familles des personnes à enlever.


La presse nous informe, presque quotidiennement, que les citoyens appellent l’Etat à davantage de protection contre les enlèvements terroristes. Alors que le Djurdjura est transformé en vaste cantonnement militaire où ont fleuri au cours de ces 15 dernières années toutes les formes de l’insécurité, de la régression, de la clochardisation des élites.

Il n’y a pas manque de sécurité en Kabylie, il y a un complot contre la Kabylie dont l’instigateur principal est l’ANP.
Tout ce que le DRS, l’armée et son pouvoir civil ont fait depuis 1962 a pour but de détruire la Kabylie et achever ce qui reste d’elle et que tous les envahisseurs n’avaient pas pu altérer:
- Détruire l’opposition politique, les mouvements associatifs et les comités des villages.
- Installer l’insécurité permanente pour terroriser les gens: banditisme, terrorisme, kidnapping…
- Détruire le tissu industriel existant et empêcher la création des nouvelles unités , détruire l’université et l’école en général
- Introduire massivement la drogue, favoriser l’ouverture de bars et de tous les trafiques possibles et inimaginables et pousser les jeunes à l’exil, le suicide, la prostitution, la folie, le célibat…
- Promouvoir tous les hommes qui acceptent de mentir, de voler, d’humilier, de ruser…
- Détruire toutes les valeurs ancestrales de fraternité, de solidarité, d’honneur…
- Enfin introduire l’armée et l’installer dans chaque coin et recoin de la Kabylie au point que maintenant les kabyles ont l’impression d’être surveillés H24.


Je termine avec cet écrit de Mouloud Mammeri :

"Quelque soit le point de la course ou le terme m’atteindra je partirai avec la certitude chevillée que quelque soit les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est dans le sens de sa libération que mon peuple et à travers lui les autres ira. L’ignorance, les préjuges, l’inculture peuvent un instant entraver ce libre mouvement, mais il est sûr que le jour inévitablement viendra ou l’on distinguera la vérité de ces faux semblants."