samedi 18 décembre 2010
Pourquoi l’autonomie de la kabylie ?
Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, une indépendance chèrement payée par les algériens et à laquelle la kabylie s’est sacrifiée corps et âme, en offrant ses meilleurs enfants, la sécurité et l’hospitalité de ses villages, le courage et l’intégrité de ses hommes et ses femmes,la protection de ses montagnes et les larmes et les cris de ses dignes et fières femmes, la kabylie n’a cessé de militer pour une Algérie meilleure.
On a tous en mémoire les contingents d’hommes kabyles qui ont adhéré, milité ,structuré le PPA-MTLD, en France et en Algérie, ce n’est pas un hasard que la rédaction de la déclaration de 1er Novembre 1954 et le déclenchement de la guerre d’indépendance soient fait à Ighil Imoula , un village d’iwadiyene, en Kabylie, et chez l’un des premiers maquisards algériens Ali Zamoum. On a tous en mémoire les milliers de kabyles qui ont quitté villages, foyers, terres et enfants pour rejoindre le maquis non seulement en kabylie (wilaya 3) mais aussi dans d’autres régions d’Algérie pour parfois soutenir et épauler la révolution, comme dans l’Algerois, ou carrément pour la déclencher, comme en Oranie, on se rappelle de cette fameuse diction des populations de l’oranie justement au moment du déclenchement de la guerre « wach bihoum zwawa maa legwar » qu’est ce qu’ils ont les kabyles avec les français ?
L’assassinat de Abane, un crime fondateur :
On a tous en mémoire les Ouamrane,les Bennai, les Amirouche, les Krims et les Abane et tous les martyrs anonymes sacrifiés sur l’autel de la guerre de libération. Abane justement, ce géant, selon les témoignages de tous les historiens, qui a planifié, pensé, structuré la révolution et pour lui donner un sens, la projeter dans l’avenir, en faisant rallier tous les militants, même les plus réticents, à la cause nationale ,comme les oulémas et les communistes. Ce natif d’iazouzene , à At Yiraten, après 5ans d’emprisonnement dans les geôles françaises, a sillonné le territoire algérien à convaincre les militants, toutes tendances confondues à rejoindre le processus libérateur. On a tous en mémoire la reconnaissance et la gratitude qui lui ont été réservées la part de ses soi-disant frères d’armes, on a tous en mémoire le lâche et l’ignoble guet-apens orchestré pour sa liquidation. On nous a expliqué que les raisons, plutôt le justificatif, de cette honteux assassinat, sont à chercher dans les principes qu’il a instauré pendant le congrès de la Soummam et qui s’est tenue deux ans après le déclenchement de la guerre, et comme par hasard toujours en Kabylie, à savoir la primauté de l’intérieur sur l’extérieur, et la primauté du civil sur le militaire. Des principes, par ailleurs, instaurés en consensus avec tous les représentants d’autres régions présents au congrès. Ce que l’on nous cache officiellement et officieusement c’est que cet homme intègre, n’est pas liquidé pour ce qu’il a fait ou ce qu’il a voulu faire, mais pour ce qu’il est, un Kabyle. Comme il le rappelle Ben youcef Ben Khedda, le premier président du GPRA, dans ses mémoires, le détournement de la révolution algérienne et la confiscation de son indépendance ne datent pas de l’été 1962 mais bien avant, en 1957 avec la liquidation de Abane Ramdane.
Le thème de notre intervention n’est pas de revenir sur cet épisode douloureux et caché de notre histoire contemporaine, et qui a jalonné notre guerre d’indépendance, les historiens sont mieux placés pour nous apprendre un peu plus, mais pour nous cet événement reste capital, c’est un virage sur lequel nous devons méditer afin de comprendre la suite des évènements et les torrents de cette machination anti-kabyle fondatrice.
Il y a eu la guerre, il y a eu la mort, il y a eu le sang et les larmes mais il y a eu aussi l’indépendance, les kabyles qui se sont massivement engagé dans cette terrible guerre, sans rancune ni arrière pensée, aspiraient légitimement, comme tous les algériens d’ailleurs, à une vie meilleure et à un avenir radieux. Ils rêvaient d’une indépendance qui leur offre, ne serait ce que par reconnaissance à ces villages « génocidés » par l’armée française - d’ailleurs nos anciens racontent qu’au lendemain de la guerre, il n’y avaient plus d’hommes dans les villages et les femmes ne trouvaient plus de prétendants au mariage- le progrès, l’épanouissement et surtout la consécration et la reconnaissance de sa langue et son identité, la promotion de sa culture. Le rêve devient illusion et le cauchemar pointe à l’horizon, la première déclaration du premier président , putschiste au passage, de la république algérienne indépendante est : « nous sommes des arabes, nous sommes des arabes, nous sommes des millions d’arabes », en répétant trois fois la formule comme s’il s’agissait d’un rappel à ceux qui se posaient la question sur l’identité du nouvel État, et surtout de répondre aux kabyles qui ont déjà manifesté, par le passé, leur désaccord avec cette identification homogénéiste, exclusiviste au relents panarabistes. Les Kabyles n’ont pas répondu à la provocation mais le ressentiment monte d’un cran, ce qui se focalisera un an plus tard dans la désobéissance du FFS et le maquis qu’il a organisé.
L’indépendance s’ouvre sur la répression anti-kabyle :
Le FFS et notamment son leader Hocine Ait Ahmed, à aucun moment n’ont fait allusion à quelque séparatisme que ce soit ou à une certaine spécificité kabyle, ou même à des revendications d’ordre culturel ou linguistique propre aux kabyles, bien au contraire ceux qui ont repris les armes sous la houlette du FFS l’ont fait pour :
Dénoncer la nouvelle dictature installée à Alger et qui confisque l’indépendance.
S’opposer au régime et donc constituer la premier opposition politique visant à l’instauration d’une démocratie
Défendre les idées socialistes et instaurer un système égalitaire qui profite à tous les algériens et qui leur garantie une vie meilleure.
On connait la suite des événement et le résultat de l’aventure du FFS :
Ouamrane qui rejoint l’ANP-ALN pour défendre l’Algérie contre soit-disant l’occupant marocain.
Après deux ans d’emprisonnement Ait Ahmed trouve le moyen de fuir et de se réfugier en Suisse
400 nouveaux martyrs auxquels le régime tournent le dos jusqu’à nos jours, et la destruction de ce qui restait de capital humain et d’espoir pour la région.
On peut se poser légitimement la question, pourquoi les autres régions n’ont pas soutenu la kabylie ? bien au contraire, toutes les autres wilaya ont rallié le clan de Oujda qui vient de prendre les règnes par la force à Alger ?
La réponse est facile à trouver, les algériens ne veulent pas suivre les kabyles qu’ils soupçonnaient de régionalisme, d’anti-islam, si ce n’est de collusion avec l’ex ennemi, autrement dit la France. On peut comprendre aussi, par complicité objective ou par peur, que la seule région, finalement, qui aspirait à la démocratie et au progrès, après avoir aspiré à la liberté à l’indépendance, est seulement et uniquement la Kabylie ; d’ailleurs les leaders d’autres régions ont soi rallié le nouveau régime mis en place par la force, et gagné ainsi la bénédiction du chef et avoir les avantages qui en résultent, soi quitté la scène politique, autrement dit démissionné pour ne pas gêner les décideurs qui, finalement, vont défendre leur politique arabo-baathiste et rentière, à laquelle politique ils ne s’opposaient pas forcément.
47ans après l’indépendance, 27ans de parti unique, de politique arabo-islamiste, d’emprisonnement d’opposants et parfois de liquidations physiques, de musellement d’expression, 20ans de dictature militaire à visage découvert, de népotisme et de corruption, et une plus value, 15ans de terrorisme aveugle, d’assassinat d’intellectuels et de journalistes, de génocide économique et culturel, un recul de siècles des droits et libertés - Bien entendu, comme pendant la guerre de libération, la Kabylie a eu son lot de misère et de souffrance, il est à noter que le premier journaliste algérien assassiné n’est autre que Tahar Djaout, un Kabyle de grande probité intellectuelle, les conditions de son assassinats restent encore flous. On ne peut oublier le lâche assassinat qui a ciblé la voix de la jeunesse kabyle Matoub Lounès en 1998, assassinat dans lequel il semble que le régime algérien plus que jamais impliqué, si ce n’est le commanditaire- Un an de boycott scolaire, toute une région,un million d’élèves et d’étudiants désertent les bancs de l’école, d’une école qui leur interdit leur langue maternelle et l’accession au savoir intellectuel, à l’universalité, une action sans précédant dans les anales de l’action politique et dans l’histoire humaine, pour revendiquer la reconnaissance de leur langue et de leur culture, une revendication qui a déjà 24ans. Le 20 avril 80, suite à l’interdiction d’une conférence sur la poésie kabyle ancienne, animé par Mouloud Mammeri, les étudiants de l’université de Tizi-Ouzou, soutenus par la population, sort dans la rue, la réponse officielle a été la violation des franchises universitaires et l’arrestation de 24 militants, cet événement, nommé printemps berbère, sera célébré chaque année dans tous les coins de kabylie.
La coupe est pleine, en 2001 précisément lors des célébrations du printemps berbère, un lycéen est lâchement assassiné dans une brigade de gendarmerie algérienne. Comme si l’histoire se répète,la population locale ulcérée par cette énième provocation sort dans la rue,un mouvement des Archs, coordination des communes et daira de la Kabylie voit le jour dans le feu des manifestation et une plate forme de revendication fut élaborée dans l’espoir d’être remise au chef de gouvernement algérien ; pendant des années un climat insurrectionnel règne sur la région, aucune revendication n’est satisfaite et 124 jeunes kabyles sont tombés sous les balles des forces de l’ordre. Il est à noter que la revendication identitaire ne figure que dans le 8eme point de cette plate forme de revendication.
Comme en 1963,comme en 1980, comme en 1985 avec la création de la ligue algérienne des droits de l’Homme, comme en 1994 et comme en 1998 la révolte ne franchira jamais les frontières de la kabyles, que les revendications soient démocratiques, culturelles ou même sociales les autres régions d’Algérie ne suivront jamais la Kabylie, au delà de la différence linguistique, c’est des divergences sociologiques, culturelles et politiques qui séparent les kabyles du reste des algériens. C’est au cour de cette ultime guerre que livre le pouvoir algérien à toute une région que le MAK a vu le jour , le 05 juin 2001 des hommes et des femmes mettent les choses sur la table et essayent de trouver une solution à l’impasse, d’anciens militants, qui ont, par ailleurs, tout fait pour que la démocratie triomphe en Algérie et que l’identité kabyle soit reconnue dans toutes ses dimensions et dans le respect des autres composantes de la société algérienne, lancent l’idée de l’autonomie de la kabylie.
Par ailleurs les autres partis politiques kabyles-algeriansites proposent ,dans une tentative de calmer la population et de récupérer le mouvement, une régionalisation positive pour l’un et une régionalisation modulables pour l’autre, une façon de reconnaitre une spécificité kabyle mais sans avoir le courage de l’affirmer et le revendiquer, la kabylie servira encore une fois de bouc émissaire à la démocratisation. Le premier secrétaire du FFS, originaire de Jijel, bastion du maquis islamiste qualifie la Kabylie de locomotive de la démocratie, sans se rendre compte que la locomotive peut se détacher du reste du train si ce dernier freine et n’avance pas. Le leader du RCD quant à lui anime une conférence pour annoncer le retrait de ses ministres du gouvernement algérien, deux mois après le déclenchement des émeutes, et déclare je cite “ il n’y a plus de tabou , nos frontières sont claires”
Pourquoi l’autonomie de la kabylie ?
A travers ce rappel historique nous voulons démontrer que la Kabylie, comme le reconnaissent tous les politiques algériens, y compris Abassi Madani, est spécifique pour ne pas dire spéciale, et ses revendications ne sont pas partagées par les autres algériens. Même si des fois elles le sont, la suspicion est toujours de mise, séparatisme, anti-islamisme et même sionisme, si ce n’est pas la main de l’étranger qui est brandie derrière ce pare-feu, la France bien entendu. Il n’y a que l’autonomie régionale de la Kabylie et l’instauration d’un Etat kabyle, dans le respect de l’intégrité territoriale de l’Algérie et de la personnalité kabyle, qui répondra à ses revendications et concrétisera ses aspirations.
A quoi aspire la kabylie ?
La reconnaissance d’abord : La Kabylie est forgée par des siècles d’Histoire, elle descend de la grande famille amzighe, comme les Chaouis, les Touaregs, les Mozabites et les chleuhs. Comme toute l’Afrique Du Nord elle a connu invasion sur invasion, l’histoire moderne a fait que cette région d’Algérie se distingue des autres en construisant une personnalité (un habitus diront les sociologues) différente, une langue(le Kabyle), un mode de vie, (taqbaylit), et surtout une conscience. Après l’indépendance de l’Algérie à laquelle elle a payé un lourd tribut, elle s’est investie dans le combat démocratique, aspirant à drainer les populations arabophones d’Algérie face à la junte militaire qui s’est accaparé du pouvoir, et dans la revendication de l’identité culturelle Amazighe aspirant à drainer les populations amazighophones de toute l’Afrique Du Nord face aux régimes dictatoriaux et arabo-islamistes qui leur dénient le droit à l’existence. C’est en Avril 80 qu’une brèche est cassé et que le régime algérien est bousculé. C’est le printemps Berbère et l’Algérie découvre sa diversité linguistique et culturelle, Les kabyles créèrent alors le Mouvement Culturel Berbère et revendiquent la berberité de toute l’Afrique du Nord, au moment ou le fait de parler kabyle à Alger est passible d’emprisonnement, des années de lutte, un an de boycott scolaire, 126 jeunes assassinés en 2001 pour que Tamazight soit reconnue comme langue nationale , mais jamais officielle, selon les propos de l’actuel président. Dans ses combats la Kabylie, après des dizaines d’années de sacrifice, est resté seule. Pis, elle a tellement donné de ses enfants, notamment durant le printemps noir et lorsque des gendarmes algériens tirent a balles explosives sur des jeunes manifestants, sans contrepartie ni reconnaissance, que sa population est épuisée et même désorientée. Les kabyles assument pleinement leur héritage historique, ils ne peuvent plus prendre en charge le destin du sous-continent, ils veulent vivre kabyles et le rester, avec leurs valeurs et sur leur territoire, ils aspirent à la reconnaissance de leur langue et la promotion de leur culture plusieurs fois millénaires, ils aspirent à la liberté, à la paix et au progrès.
La démocratie : les deux seuls partis algériens classés dans la case démocratiques sont kabyles, leaders, implantation et terrain politique, le MDSL de Hechemi Chérif, de tendance progressiste et le PST de Salah Chawki, trotskyste sont kabyles et leur discours ne franchira jamais la kabylie, les rares militants qu’ils ont en dehors de la kabylie sont originaires de la kabylie. Avec tous leur efforts, leur discours algeriansite ils n’arrivent pas à sortir du ghetto kabyle.
La laïcité : on l’a vu, la seule région ou l’islamisme politique peine à s’implanter est la Kabylie, avec l’encouragement de l’État algérien (école, TV et mosquées )les islamistes restent très minoritaires en kabylie. Au cour des premières élections pluralistes algériennes,de Décembre 91, le FIS (Front Islamique du Salut )a remporté presque toutes les communes d’Algérie et plus que la majorité des sièges à l’assemblée mais pas un seul en kabylie. Effectivement l’Islam est présent en Kabylie, presque chaque village a sa mosquée, mais nullement la vie des citoyens n’est régie par des lois islamiques ou des prédicateurs fanatiques,l’Islam relève de la sphère privée.
Le pluralisme syndicale, l’UGTA le syndicat unique rallié au régime a pratiquement mis la main sur toute l’activité professionnelle algérienne, le syndicat unique monopolise l’action syndicale dans le privé et le public et il peine à s’implanter dans une seule région la kabylie ou on trouve des syndicats autonomes qui essayent de contrecarre l’action de l’UGTA, SNAPAP, SATEF, FNTE, CNES, et même les sections locales de l’UGTA sont en dissidence permanenta avec leur centrale.
L’autosuffisance : en kabylie une tradition ancestrale a fait que l’individu compte sur soi, la mendicité et la sollicitation des autres notamment de l’Etat sont mal vus, une honte ,elles sont bannies des mœurs locales, c’est l’individu qui contribue à la collectivité à travers Timecret, Tiwizi, Lewziaa et Tacemlit, des actions collectives visant le bien commun et auxquelles l’individu est tenu d’y participer, ce qui fait du kabyle un citoyen autonome qui n’attend rien de l’Etat , nous sommes proportionnellement la communauté le plus importante en immigration, locale ou outre-méditerranéenne. Les raisons sont d’abord économiques, la kabylie s’est constituée sur le piémont de Djurdjura versant nord tizi, versant sud Bouira, la vallée de la Soumam et sur la côte méditerranéenne, de ce fait elle ne dispose pas de plaine ou de grand bassin d’emploi, la seule solution pour les population reste l’immigration
. Les seules infrastructures étatiques en kabylie sont les mairies, les dairas, les wilayas qui, au lieu d’être des lieux de représentation populaire locale sont des représentations du régime au niveau local, des collectivités qui gèrent les affaires courantes avec toute la bureaucratie et la corruption que cela engendre ,et bien sur de contrôler les populations locales, l’école a été faite dans le seul objectif d’arabiser et d’islamiser les kabyles puisque leur langue n’y pas enseignée, le Français et l’Anglais sont enseignés comme un faire-valoir, je ne vais pas m’étaler sur l’école algérienne et ses tares, on a tous subi son dictat et on a tous vu ses résultats, une école productrice de terroristes et de corrompus. La seule erreur de l’État algérien en la matière c’est la construction de l’université de Tizi-Ouzou et les centres universitaires de Bejaia et de Bouira, ces infrastructures conçues au départ pour éloigner les étudiants kabyles des grandes métropoles arabophones, de peur de contagion . D’ailleurs le régime s’est rendu compte de la gaffe et pour la rectifier, ou plutôt en diminuer l’ampleur , fait tout pour appauvrir ces universités de moyens et d’encadrement, les trois universités kabyles sont souvent en grève.
L’universalité : les kabyles, bercés par les chants des grand-mères de dignité et d’amour, grandis dans les valeurs de respect, de solidarité et d’hospitalité, nourris par les principes de démocratie et d’altérité aspirent à l’universalité, à la modernité et au progrès, tout en s’attachant à leur identité kabyle plusieurs fois millénaires matrice de leur soif d’ouverture et d’universalisme, à l’opposé des autres populations algériennes attachées à la religion regardant non vers le nord mais à l’orient. La presse francophone algérienne dans sa majorité est de composante kabyle et son lectorat est, à part les grandes villes algériennes ou la bourgeoisie locale est francophone, se concentre en kabylie. Deux tiers de la population algérienne immigrées en France est Kabyle, proportionnellement les kabyles représente un tiers de la population algérienne.
Le respect de la femme : La culture Amazighe en général accorde une place importante à la femme, nous sommes parmi les rares civilisations ou la femme a gouverné et a conduit son peuple, Dihia et Tin Hinan ont été de grandes reines qui ont amené leurs peuples à la victoire contre l’occupant. En Kabylie « Laanaya n tmetut » , autorité et respect de la femme en Kabyle, dépasse toute les autres. Il est clair que la société traditionnelle, notamment avec l’arrivée de l’islam, a minoré la femme et lui a fait subir beaucoup d’injustice, il reste que la polygamie en Kabylie est très mal vue et même bannie, les seules associations féminines en Algérie sont kabyles, « Tarwa n fadhma n soumer », du nom de cette première combattante-chef contre l’occupant français, qui a mené sa lutte vers Michelet dans les années 1850, et les premières militantes contre le code de la famille sont kabyles, on a vu aussi la mobilisation des femmes kabyles soit à l’université soi au sein des partis politiques et notamment les marches qu’elles ont organisées pendant le printemps noir. Une fois la kabylie autonome l’égalité homme femme sera consacrée définitivement.
Un patrimoine culturel et une richesse artistique : au delà du fait linguistique ,la kabylie a donné naissance à des intellectuels et artistes de dimension universelle, Mammeri, Feraoun , Mimouni, les Amrouche : Taoues et jean , leur mère Fadhma At Mansour sont étudiés dans les universités du monde alors qu’ils sont méconnus et bannis de l’école algérienne. Slimane Azem, Cherif Khedam, Ait Menguellet, Matoub Lounès, Ferhat, Iguerbouchene ne sont pas uniquement des chanteurs, musiciens kabyles mais ils représentent ce que la Kabylie a donné de meilleur pour le patrimoine culturel universel. Interdits dans leur soit-disant pays, censurés dans les médias algériens, aucun algérien non kabyle ne les connait, il n y a qu’un Etat autonome kabyle qui pourra les faire connaitre et promouvoir leur œuvres. l’Etat algérien préfère diffuser le Madih religieux ou le Rai, dépenser des millions pour organiser des méga-concerts pour des chanteurs et chanteuses orientaux, égyptiens ou libanais.
De ce fait les kabyles minoritaires en chiffres en Algérie ne peuvent et ne doivent imposer leur modèle de société à tous les autres algériens aux valeurs aux antipodes, il n’y a que l’autonomie régionale qui peut être salutaire pour sa population.
En matière d’infrastructures économiques, à part la zone industrielle de Oued-Aissi et le port de Bejaia construite justement dans les années 70 pour empêcher les kabyles d’aller dans d’autres régions la zone industrielle de Oued-Aissi avec celle de DBK sont actuellement dans un délabrement total, compression d’effectifs, prédation si ce n’est la fermeture simple sont le lot de ses unités industrielles, c’est le cas à Tubirets et Bgayet. Les rares investissements locaux sont d’initiative privée, c’est le cas de la zone industrielles d’Akbou . Le port de Bgayet qui jouit d’une situation géographique importante est à l’asphyxie. Comme toutes les entreprises portuaires algériennes il est à l’abandon et livré à la prédation. D’ailleurs, à propos de ce port et à l’aune du développement du commerce entre l’Europe et la méditerranée un projet visant l’extension de tous les ports méditerranéen , en Algérie c’est celui de Bgayet qui a été choisi, ce qui n’est pas du goût des autorités algériennes qui bloquent le projet. Il est à noter que les grands complexes industriels, construits sous l’ère boumediennienne, à Rouiba, Annaba (El Hajar) et surtout la Sonatrach, la seule entreprise nationale florissante, et exportatrice, le levier de l’économie algérienne, compte un nombre important de personnel et d’employés kabyles, et cela non par favoritisme mais pour leur compétence, mais jamais des postes importants de hauts cadres ont été confiés aux kabyles, tout simplement par méfiance de ces derniers. C’est le cas aussi dans l’institution militaire, rarement un kabyle accède aux postes d’officiers supérieurs ou de général sauf pour le remercier à la retraite ou une fois convaincu de sa servilité et son allégeance au régime. Après l’assassinat de Matoub Lounès et pendant les évènements du printemps noir tous les kabyles, actifs et surtout appelés, ont été désarmés et mis en récupération, de peur que ces derniers désertent avec leurs armes et leurs bataillons et rejoindre leur région. Ce n’est pas du racisme cela ?
Économiquement démunie, culturellement appauvrie et politiquement isolée, la kabyle sombre dans les années les plus tristes de son histoire, chômage endémique, islamisation rampante, fléaux sociaux jamais connus sont le lot quotidien de cette région qui meurt au grand dam de régime algérien, qui a juré son avilissement, et des islamistes qui en fait une ultime terre de conquête et un refouloir de leur rêves les plus fous, tout cela au vu et au su de ses enfants qui préfèrent se voiler la face sous l’illusion algerianiste.
Nous ne pouvons pas changer les algériens, nous avons peut être échoué mais nous nous sommes certainement trompés, nous sommes linguistiquement différents, sociologiquement divergents et politiquement définitivement opposés, on ne peut pas imposer notre vision aux autres algériens, et nous ne pouvons pas subir éternellement leur politique et leur vision, à eux de choisir le projet qu’il leur convient, islamiste ou autre, mais on ne peut pas attendre à ce qu’ils nous suivent ou qu’ils nous comprennent. Le pouvoir algérien a certainement réussi à policer et à terroriser la population algérienne mais objectivement l’un soutient l’autre , le seul risque majeur pour les deux est l’accession des kabyles à leur autonomie pour l’un, et au pouvoir pour l’autre , Matoub l’a dit :
« ...aqbayli ur ihekem ghes yeghra yezwar ...dwas a ncereg tamurt anefru s tura... »
C’est pour toute ces raisons que la Kabylie doit accéder à son autonomie, son seul salut. Que les kabyles se rendent à l’évidence et qu’ils se donnent les moyens de leur émancipation. Nous sommes un peuple et nous avons droit à notre Etat, un Etat qui nous protégera et nous valorisera. Le MAK a initié le projet, aux kabyles de le concrétiser.
Nous aspirons à donner un nouveau souffle à notre chère kabylie, lui tracer un autre destin, nous la voulons démocratique, laïque, profondément kabyle et résolument moderne et universelle.
vendredi 17 décembre 2010
Message d’un arabophone au site du Gouvernement kabyle
Ce que réclament les Algérien et tous les Algériens de l 'est à l 'ouest avec les habitants de Tizi-Ouzou aussi qui vivent en Algérie et en dehors de la population kabyle , ils réclament l'expulsion pure et simple de tous les kabyles des villages qui ont injurié notre peuple , notre religion , notre nation et notre drapeau algérien , leur expulsion du territoire de l 'Algérie , la Kabylie étant un territoire faisant partie intégrante de l 'Algérie et appartient au peuple algérien. Nous sommes tous propriétaires de cette région de Kabylie et vous n 'êtes pas les seuls à avoir le droit d 'y habiter , de la même façon que vous les kabyles , vous avez le droit d'habiter partout en Algérie , à Tiaret et Alger il y a beaucoup de kabyles , ils y vivent depuis très longtemps et les arabes sont très accueillants là bas , ils ne vous ont jamais égorgés ni persécutés alors essayez d'avoir la même ouverture d'esprit que nous les arabes.
Pour le moment , vous restez une population fermée aux autres cultures , vous vivez dans votre coquille en haute Kabylie , votre problème c'est la langue arabe et nous sommes 35 millions d'algériens à la parler , je ne sais pas quels moyens vous allez utiliser pour nous en interdire l 'utilisation , je crois que vous êtes devenus fous et que vous délirez , même si vous arrivez à embrasser votre œil , vous n'aurez jamais cette autonomie car votre Kabylie nous appartient à tous , oranais , annabis et tlemceniens alors cessez de rêver.
Le problème de l'identité kabyle ou identité berbère, restera toujours le fond de commerce des services secrets Français de la DGSE, quand la France veut déstabiliser l'Algérie ou créer des troubles, elle relance ce thème en manipulant les éléments activistes des mouvements berbéristes comme le MAK pour défendre ses propres intérêts économiques en Algérie, ben voyons ! .Réfléchissez bien.
Prénom : elhachemi Nom : keddou Portable : 0632665555
Le dilemme du RCD et du FFS
On jurerai que le RCD et le FFS en veulent aux kabyles parce que les arabes ne votent pas pour eux!
C'est le dilemme. Sans les kabyles, le RCD et le FFS n'auraient jamais existé. Mais avec les kabyles comme électeurs, ces partis n'auront jamais d'électeurs arabes.
Comme les kabyles sont minoritaires en Algérie, le RCD et le FFS se voient obligés de se poser la question du pourquoi de leur existence en tant que partis “nationaux”.
Et encore une fois, le RCD et le FFS en veulent aux kabyles….d'être minoritaires. C'est comme l'histoire de l'âne et de son champ de amezzir : Un âne est propriétaire d'un généreux champ de amezzir qui le nourrit abondamment. Un jour, il décéda de se marier, mais sa dulcinée ânesse lui réclame les yeux des cul (ou la peau de la tête?). Pour pouvoir convoler en justes noces, l'âne se voit obligé de vendre son champ de amezzir.Il fit ses comptes: s'il vend son champ, il n'aura rien à manger. Et s'il le garde, il n'aura rien à baiser…
Si le RCD renie les kabyles, il n'aura aucun électeur, aucun militant, aucun adhérant. S'il se fait officiellement parti kabyle, il perdrait son caractère national, et peut être même son agrément (selon la loi sur les associations à caractère politique).
Les Arabes selon Iben Khaldoune
En raison de leur nature sauvage, les arabes sont des pillards et des destructeurs. Ils pillent tout ce qu'ils trouvent sans combattre ou sans s'exposer. Puis ils se replient sur leurs pâturages au désert. Ils n'attaquent ou ne combattent que pour se défendre. Ils préfèrent éviter les forteresses ou les positions difficiles: ils ne les attaquent pas. Les tribus que protègent d'inaccessibles montagnes sont à l'abri de la malfaisance et des déprédations des Arabes. Ceux-ci ne franchiront pas de collines ou ne prendront pas de risque pour aller chercher les montagnards.
Au contraire, les plaines sont livrées à leur pillage et en proie à leur avidité, si leur dynastie est faible ou qu'elles n'aient pas de troupes pour les défendre. Alors- les Arabes y fond des incursions, des pillages, des attaques répétées, parce qu'il s'agit de territoires accessibles. Les habitants peuvent succomber et devenir les jouets des changements de pouvoir, jusqu'à ce que leur civilisation disparaisse. Dieu est tout puissant!
Au contraire, les plaines sont livrées à leur pillage et en proie à leur avidité, si leur dynastie est faible ou qu'elles n'aient pas de troupes pour les défendre. Alors- les Arabes y fond des incursions, des pillages, des attaques répétées, parce qu'il s'agit de territoires accessibles. Les habitants peuvent succomber et devenir les jouets des changements de pouvoir, jusqu'à ce que leur civilisation disparaisse. Dieu est tout puissant!
Les Arabes sont une nation sauvage (umma washiyya), aux habitudes de sauvagerie invétérées. La sauvagerie est devenue leur caractère et leur nature. Ils s'y complaisent, parce qu'elle signifie qu'ils sont affranchis de toute autorité et de toute soumission au pouvoir. Mais cette attitude naturelle est incompatible (mund-fiya) et en contradiction (munâqida) avec la civilisation ('ùmrân). Toutes les habitudes des Arabes les conduisent au nomadisme et au déplacement. Or, c'est là l'antithèse et la négation de la sédentarisation (maskûn), qui produit la civilisation. Par exemple: les Arabes ont besoin de pierres pour leurs foyers et leur cuisine -ils les prennent aux maisons, qu'ils détruisent dans ce but. Ils ont besoin de bois pour leurs tentes, pour les étayer et en faire des piquets: ils abattent les toits, pour en tirer le bois dans ce but. La véritable nature de leur existence est la négation de la construction (binâ'), qui est le fondement de la civilisation. Tel est, généralement, leur cas. De plus, c'est leur nature de piller autrui. Ils trouvent leur pain quotidien à l'ombre de leurs lances (rizqu- hum fi zilâl rimâ-i-him). Rien ne les arrête pour prendre le bien d'autrui.
Que leurs yeux tombent sur n'importe quel bien, mobilier ou ustensile, et ils s'en emparent. S'ils arrivent à la domination et au pouvoir royal, ils pillent tout à leur aise. Il n'y a plus rien pour protéger la propriété et la civilisation est détruite.
D'autre part, étant donné qu'ils font travailler de force les artisans et les ouvriers, le travail leur parait sans valeur et ils refusent de le payer. Or, comme on le verra plus loin, le travail est le fondement du profit (al- a'mâl, aslu I-makâsib). Si le travail n'est pas apprécié, s'il est fait pour rien, l'espoir de profit disparaît, et le travail n'est pas productif. Les sédentaires se dispersent et la civilisation décline. Autre chose encore : les Arabes ne portent aucun intérêt ('inâya) aux lois (ahkâm). Ils ne cherchent pas à dissuader les malfaiteurs ou à assurer l'ordre public. Ils ne s'intéressent (hammu-hum) qu'à ce qu'ils peuvent soustraire aux autres, sous forme de butin ou d'impôt. Quand ils ont obtenu cela, ils ne s'occupent ni de prendre soin des gens, ni de suivre leurs intérêts, ni de les forcer à se bien conduire. Ils lèvent des amendes sur les propriétés, pour en tirer quelque avantage, quelque taxe, quelque profit. Telle est leur habitude. Mais elle n'aide pas à prévenir les méfaits ou à dissuader les malfaiteurs. Au contraire, le nombre en augmente: comparée au bénéfice du crime, la perte représentée par l'amende est insignifiante. En régime arabe, les sujets vivent sans lois, dans l'anarchie (fawda). L'anarchie détruit l'humanité et ruine la civilisation. En effet, le pouvoir royal tient à une qualité naturelle de l'homme. C'est lui qui garantit l'existence des hommes et leur vie sociale (ijtimâ'). On a déjà vu cela au début du chapitre.
D'autre part, étant donné qu'ils font travailler de force les artisans et les ouvriers, le travail leur parait sans valeur et ils refusent de le payer. Or, comme on le verra plus loin, le travail est le fondement du profit (al- a'mâl, aslu I-makâsib). Si le travail n'est pas apprécié, s'il est fait pour rien, l'espoir de profit disparaît, et le travail n'est pas productif. Les sédentaires se dispersent et la civilisation décline. Autre chose encore : les Arabes ne portent aucun intérêt ('inâya) aux lois (ahkâm). Ils ne cherchent pas à dissuader les malfaiteurs ou à assurer l'ordre public. Ils ne s'intéressent (hammu-hum) qu'à ce qu'ils peuvent soustraire aux autres, sous forme de butin ou d'impôt. Quand ils ont obtenu cela, ils ne s'occupent ni de prendre soin des gens, ni de suivre leurs intérêts, ni de les forcer à se bien conduire. Ils lèvent des amendes sur les propriétés, pour en tirer quelque avantage, quelque taxe, quelque profit. Telle est leur habitude. Mais elle n'aide pas à prévenir les méfaits ou à dissuader les malfaiteurs. Au contraire, le nombre en augmente: comparée au bénéfice du crime, la perte représentée par l'amende est insignifiante. En régime arabe, les sujets vivent sans lois, dans l'anarchie (fawda). L'anarchie détruit l'humanité et ruine la civilisation. En effet, le pouvoir royal tient à une qualité naturelle de l'homme. C'est lui qui garantit l'existence des hommes et leur vie sociale (ijtimâ'). On a déjà vu cela au début du chapitre.
Et puis, tout Arabe veut être le chef : Aucun ne veut s'effacer devant un autre, fût-il son père, son frère ou l'aîné de sa famille. Il ne s'y résout que rarement, et parce qu'on lui fait honte (-ayâ'). Aussi y a-t-il, chez eux, beaucoup de chefs et de princes, et les sujets doivent-ils obéir à plusieurs maîtres - pour les impôts et pour les lois. C'est ainsi que la civilisation décline et disparaît. 'Abd-al-Malik reçut un jour une délégation arabe. Il questionna un nomade (a'rabî) sur (le gouverneur) AIhajjâj, en escomptant en entendre un éloge pour sa façon de commander et son oeuvre civilisatrice. Mais l'Arabe répondit : " Quand je l'ai quitté, il était injuste tout seul! " On remarquera que la civilisation s'est toujours effondrée avec la poussée de la conquête arabe : les établissements se sont dépeuplés et la terre devint toute autre que la terre (tabaddalati l-ard ghayra l-ard). Le Yémen, où vivent les Arabes, est en ruine, à part quelques villes. La civilisation persane en Iraq est complètement ruinée. Il en est de même, aujourd'hui, en Syrie. Quand les Hilâliens et les Banû Sulaym ont poussé jusqu'à la Tunisie et au Maroc, au début du Xie siècle, et qu'ils s'y sont débattus pendant 350 ans, ils ont fini par s'y fixer et les plaines en ont été dévastées. Autrefois, toute la région entre la Méditerranée et le Soudan était peuplée, comme le montrent les vestiges de civilisation, tels que monuments, sculptures monumentales, ruines de villages et d'agglomérations. " Dieu hérite la terre et tout ce qui vit sur elle. Il est le meilleur héritier " (XXI, 89).
En effet, en raison de leur sauvagerie innée, ils sont, de tous les peuples, trop réfractaires pour accepter l'autorité d'autrui, par rudesse, orgueil, ambition et jalousie. Leurs aspirations tendent rarement vers un seul but. Il leur faut l'influence de la loi religieuse, par la prophétie ou la sainteté, pour qu'ils se modèrent d'eux-mêmes et qu'ils perdent leur caractère hautain et jaloux. Il leur est, alors, facile de se soumettre et de s'unir, grâce à leur communauté religieuse. Ainsi, rudesse et orgueil s'effacent et l'envie et la jalousie sont freinées. Quand un prophète ou un saint, parmi eux, les appelle à observer les commandements de Dieu et les débarrasse de leurs défauts pour leur substituer des vertus, les fait tous unir leurs voix pour faire triompher la vérité, ils deviennent alors pleinement unis et ils arrivent à la supériorité et au pouvoir royal. D'ailleurs, aucun peuple n'accepte aussi vite que les Arabes la vérité religieuse et la Bonne Voie, parce que leurs natures sont restées pures d'habitudes déformantes et à l'abri de la médiocrité. La sauvagerie peut être surveillée et s'ouvrir aux vertus, car elle est restée dans l'état de religion naturelle (fitra); loin des mauvaises habitudes qui laissent leur empreinte sur les âmes. Selon la Tradition: " Tout enfant naît dans l'état de religion naturelle. "
Les Arabes, plus qu'aucune autre nation, sont enracinés dans la vie bédouine et s'enfoncent profondément dans le désert. Ils ont moins besoin, pour leur vie rude et dure, des produits et des céréales des collines. Ils peuvent donc se passer des autres. Il leur est difficile de se soumettre les uns aux autres, parce qu'ils sont un peuple sans loi, à l'état sauvage. Leur souverain a donc le plus grand besoin des liens du sang ('asabiyya), nécessaires à l'autodéfense.
Il est forcé de gouverner ses sujets en douceur et d'éviter de les heurter. Sinon, il aurait des difficultés avec l'esprit tribal, ce qui causerait sa perte et la leur. D'autre part, cependant, la monarchie et le gouvernement demandent une poigne de fer, seul gage de durée.
Il est forcé de gouverner ses sujets en douceur et d'éviter de les heurter. Sinon, il aurait des difficultés avec l'esprit tribal, ce qui causerait sa perte et la leur. D'autre part, cependant, la monarchie et le gouvernement demandent une poigne de fer, seul gage de durée.
Comme les Arabes; par nature s'emparent des biens d'autrui, de même, ils s'abstiennent de tout arbitrage et de maintenir l'ordre public. Quand ils ont conquis une nation, leur objectif est d'en profiter pour s'emparer des biens de celle-ci. De plus, ils se passent de loi. Ils punissent parfois les crimes par des amendes, pour accroître les revenus du fisc et en tirer, financièrement, avantage. Mais ce n'est pas là un frein pour le crime. Ce serait même plutôt un encouragement, car le mobile d'un crime doit être assez puissant pour compenser le simple paiement d'une amende insignifiante. Ainsi, les méfaits deviennent de plus en plus nombreux et la civilisation décline. Une nation dominée par les Arabes est dans un état voisin de l'anarchie, où chacun s'oppose à l'autre. Ce genre de civilisation ne peut durer: il court à sa perte, aussi vite que l'anarchie elle-même.
Toutes ces raisons éloignent, naturellement, les Arabes de la monarchie. Il faut que leur nature soit profondément transformée par une structure (sibgha), religieuse, qui les amène à se modérer et à maintenir l'ordre public. C'est ce que montrent les dynasties arabes musulmanes. La religion a soudé leur pouvoir temporel à la loi religieuse et à ses prescriptions, qui -de façon explicite ou implicite- sont dans l'intérêt de la civilisation. Les califes suivirent cette voie. La monarchie et le gouvernement des Arabes devinrent grands et forts. Quand Rostam vit les Musulmans rassemblés pour la prière, il s'écria: "'Omar m'a rongé le foie! Il apprend aux chiens les bonnes manières! " 2.
Plus tard, les Arabes furent écartés des dynasties régnantes, pour des générations. Ils négligèrent leur religion, oublièrent la politique et retournèrent au désert. Ils ignoraient le rapport de leur esprit de clan avec la dynastie régnante, car l'obéissance et la loi leur étaient redevenues étrangères. Ils redevinrent aussi sauvages que dans le passé. Le titre de " roi " cessa de leur être appliqué, à l'exception des califes de race (jîl) arabe. Après la disparition du califat, le pouvoir sortit de leurs mains : des Barbares s'en emparèrent. Les Arabes restèrent alors Bédouins au désert, ignorant la monarchie et la politique. La plupart ne savent même plus qu'ils ont régné autrefois, ou qu'aucune autre nation n'a rayonné autant que la leur. Avant l'Islâm, ce furent les dynasties de' Âd et de Thamûd, les Amalécites, les Ijimyarites et les Tubba'; depuis, les Mudarites, les Omayyades et les Abbâsides. Mais, quand les Arabes oublièrent leur religion, ils n'eurent plus de rapport avec la politique, et ils retournèrent à leur désert originel. Farfbis encore, comme au Maroc actuel, ils dominent des dynasties trop faibles, mais leur supériorité ne peut conduire qu'à la ruine de la civilisation. Dieu est le meilleur héritier (XXI, 89) !
jeudi 16 décembre 2010
pour une kabylie digne et fiere
Pour la Kabylie, les carottes sont cuites et ce, depuis 1962. Rien ne sert de gémir sur le sort du pays kabyle tant que les Kabyles ne se montrent pas fermes, clairs et précis quant à ce qu’ils souhaitent réellement faire de leur Terre. Aujourd’hui, nous sommes toutes et tous d’accord sur le constat. Le pays kabyle va mal et son salut ne viendra point de l’Algérie.
C’est ainsi. Rien ne sert de courir, nos ancêtres se sont trompés de guerre et nous voici en train de payer chèrement leurs erreurs politiques. Le combat culturel mené jusque-là par plusieurs générations est dépassé.
Aujourd’hui, il faut poser le problème en termes politiques. Se fixer un objectif, radicaliser le discours et convaincre ainsi la communauté internationale de la justesse de notre cause. Pou ce faire, la rupture est incontournable. Une vraie rupture avec l’Etat algérien et son idéologie arabo-musulmane. La Kabylie doit manifester définitivement son désir d’indépendance et le fasse savoir aux yeux du monde.
Nous sommes environ dix millions d’habitants et nous n’avons jamais songé à fonder un Etat, alors que nous trouvons légitime la création d’un Etat palestinien avec trois millions d’habitants ou encore l’Etat du Polisario fort de quelques 75000 âmes. La Kabylie est différente de l’Algérie.
Tout le monde le reconnaît et le dit excepté certains intellectuels kabyles. Ces derniers se contentent de dénoncer les agissements du pouvoir algérien, des islamistes et des Kabyles de service. A propos, ces Kabyles de service ne sont-ils pas des Algériens au même titre que ces intellectuels qui les dénoncent ?
Non messieurs, accepter d’être algérien, c’est accepter que le président de l’Etat algérien vienne en Kabylie, c’est respecter le choix des “Kabyles de service” qui le soutiennent. En revanche, si la Kabylie manifeste son désir d’indépendance, ces Kabyles de service disparaîtront naturellement de notre paysage. Ils iront vivre en Algérie ou ailleurs car en Kabylie, il n y aura plus de place à celles et ceux qui n’y croient pas.
Si nous, Kabyles, ne croyons pas à notre indépendance, mais qu’en revanche nous voulons nous débarrasser de l’arabo-islamisme, faisons alors, par exemple, comme Mayotte. Organisons un référendum pour la réintégration de la Kabylie dans le giron de la République française. Beaucoup trouveront cette idée absurde, mais est-elle plus absurde que celle d’accepter l’appartenance à la Ouma arabia-islamia ?
Il est quasi-certain que la France ne souhaitera pas réintégrer la Kabylie dans la République, mais on l’aura fait. Et le jeu en vaut la chandelle. L’intégration de l’Italie ou l’Espagne peut bien entendu s’envisager, sauf que les rapports à la France sont particuliers.
En effet, le passé et les liens historiques qu’il y a entre les deux pays, la proximité géographique et surtout la communauté linguistique dans la mesure où la langue française est l’une des langues de la Kabylie, font que la France est une destination privilégiée des Kabyles.
L’on sait très bien que la Kabylie a plus de liens avec la France qu’avec l’Etat algérien, que nous faisons plus confiance à la justice française qu’à celle de l’Etat algérien, que nombre de ressortissants kabyles se naturalisent ou réintègrent la nationalité française… Il est grand temps de sortir de cette hypocrisie qui pousse à dire que nous ne devons pas trahir le sang de nos ancêtres qui sont morts pour l’Algérie.
Non, la vérité est que nos ancêtres se sont trompés d’ennemis et de cause, que l’Algérie nous a fait plus de mal que la France coloniale, sinon comment expliquer cet exode “massif” vers la France ?
Sans oublier que si la France n’était pas passée par l’Afrique du Nord, aujourd’hui, la Kabylie ne serait qu’un patelin arabo-islamico-terroriste. Disculpons-nous du mythe de la guerre d’Algérie, changeons de références historiques, optons pour les combats de Aksel et Dihya : les ennemis jurés des Arabo-Musulmans. Débarrassons-nous du nationalisme algérien menaçant et dangereux pour notre civilisation, voire notre existence même. Libérons-nous de la culpabilité d’être Kabyles.
Mon comentaire soulèverait-t-ils des critiques, voire des insultes genre “aherki”, “esprit colonisable”, etc., mais n’empêche que les faits sont là : l’horizon de la Kabylie était, reste et restera la France et l’Occident. Osons l’assumer, disons-le haut et fort : soyons libres, réhabilitons Anzar et les autres dieux, retournons à nos sources libyco-gréco-romaines, ré-intégrons la Méditerranée et l’Afrique de Massinissa.
L’on finira enfin avec le monde des ténèbres arabo-islamiques, la ligue arabe qui protège les criminels de guerre, la conférence islamique qui empêche tout progrès scientifique, le passeport vert islamico-terroriste qui nous ferme toutes les frontières… Donnons sa chance à la Kabylie, sortons de l’Enfer, convainquons l’Europe à nous accepter comme une entité méditerranéenne, non orientalo-arabo-musulmane.
Pourtant un exemple existe : celui de nos frères rifains qui ont la chance de ne pas subir la monarchie marocaine, échappant ainsi à l’arabo-islamisme. Mélila, tout en étant dans le Rif, reste une entité administrative espagnole, donc européenne. Il fait tout de même bon vivre à Mélila (colonie espagnole) plutôt qu’ à Nador (colonie marocaine) ou à Tizi-Ouzou (colonie algérienne). L’on me dira qu’un colonialisme reste un colonialisme !
Oui, sauf que vivre au sein d’un Etat où règne la démocratie, fusse-telle est relative, vaut mieux que subir un Etat totalitaire et arabo-musulman de surcroît.
C’est ainsi. Rien ne sert de courir, nos ancêtres se sont trompés de guerre et nous voici en train de payer chèrement leurs erreurs politiques. Le combat culturel mené jusque-là par plusieurs générations est dépassé.
Aujourd’hui, il faut poser le problème en termes politiques. Se fixer un objectif, radicaliser le discours et convaincre ainsi la communauté internationale de la justesse de notre cause. Pou ce faire, la rupture est incontournable. Une vraie rupture avec l’Etat algérien et son idéologie arabo-musulmane. La Kabylie doit manifester définitivement son désir d’indépendance et le fasse savoir aux yeux du monde.
Nous sommes environ dix millions d’habitants et nous n’avons jamais songé à fonder un Etat, alors que nous trouvons légitime la création d’un Etat palestinien avec trois millions d’habitants ou encore l’Etat du Polisario fort de quelques 75000 âmes. La Kabylie est différente de l’Algérie.
Tout le monde le reconnaît et le dit excepté certains intellectuels kabyles. Ces derniers se contentent de dénoncer les agissements du pouvoir algérien, des islamistes et des Kabyles de service. A propos, ces Kabyles de service ne sont-ils pas des Algériens au même titre que ces intellectuels qui les dénoncent ?
Non messieurs, accepter d’être algérien, c’est accepter que le président de l’Etat algérien vienne en Kabylie, c’est respecter le choix des “Kabyles de service” qui le soutiennent. En revanche, si la Kabylie manifeste son désir d’indépendance, ces Kabyles de service disparaîtront naturellement de notre paysage. Ils iront vivre en Algérie ou ailleurs car en Kabylie, il n y aura plus de place à celles et ceux qui n’y croient pas.
Si nous, Kabyles, ne croyons pas à notre indépendance, mais qu’en revanche nous voulons nous débarrasser de l’arabo-islamisme, faisons alors, par exemple, comme Mayotte. Organisons un référendum pour la réintégration de la Kabylie dans le giron de la République française. Beaucoup trouveront cette idée absurde, mais est-elle plus absurde que celle d’accepter l’appartenance à la Ouma arabia-islamia ?
Il est quasi-certain que la France ne souhaitera pas réintégrer la Kabylie dans la République, mais on l’aura fait. Et le jeu en vaut la chandelle. L’intégration de l’Italie ou l’Espagne peut bien entendu s’envisager, sauf que les rapports à la France sont particuliers.
En effet, le passé et les liens historiques qu’il y a entre les deux pays, la proximité géographique et surtout la communauté linguistique dans la mesure où la langue française est l’une des langues de la Kabylie, font que la France est une destination privilégiée des Kabyles.
L’on sait très bien que la Kabylie a plus de liens avec la France qu’avec l’Etat algérien, que nous faisons plus confiance à la justice française qu’à celle de l’Etat algérien, que nombre de ressortissants kabyles se naturalisent ou réintègrent la nationalité française… Il est grand temps de sortir de cette hypocrisie qui pousse à dire que nous ne devons pas trahir le sang de nos ancêtres qui sont morts pour l’Algérie.
Non, la vérité est que nos ancêtres se sont trompés d’ennemis et de cause, que l’Algérie nous a fait plus de mal que la France coloniale, sinon comment expliquer cet exode “massif” vers la France ?
Sans oublier que si la France n’était pas passée par l’Afrique du Nord, aujourd’hui, la Kabylie ne serait qu’un patelin arabo-islamico-terroriste. Disculpons-nous du mythe de la guerre d’Algérie, changeons de références historiques, optons pour les combats de Aksel et Dihya : les ennemis jurés des Arabo-Musulmans. Débarrassons-nous du nationalisme algérien menaçant et dangereux pour notre civilisation, voire notre existence même. Libérons-nous de la culpabilité d’être Kabyles.
Mon comentaire soulèverait-t-ils des critiques, voire des insultes genre “aherki”, “esprit colonisable”, etc., mais n’empêche que les faits sont là : l’horizon de la Kabylie était, reste et restera la France et l’Occident. Osons l’assumer, disons-le haut et fort : soyons libres, réhabilitons Anzar et les autres dieux, retournons à nos sources libyco-gréco-romaines, ré-intégrons la Méditerranée et l’Afrique de Massinissa.
L’on finira enfin avec le monde des ténèbres arabo-islamiques, la ligue arabe qui protège les criminels de guerre, la conférence islamique qui empêche tout progrès scientifique, le passeport vert islamico-terroriste qui nous ferme toutes les frontières… Donnons sa chance à la Kabylie, sortons de l’Enfer, convainquons l’Europe à nous accepter comme une entité méditerranéenne, non orientalo-arabo-musulmane.
Pourtant un exemple existe : celui de nos frères rifains qui ont la chance de ne pas subir la monarchie marocaine, échappant ainsi à l’arabo-islamisme. Mélila, tout en étant dans le Rif, reste une entité administrative espagnole, donc européenne. Il fait tout de même bon vivre à Mélila (colonie espagnole) plutôt qu’ à Nador (colonie marocaine) ou à Tizi-Ouzou (colonie algérienne). L’on me dira qu’un colonialisme reste un colonialisme !
Oui, sauf que vivre au sein d’un Etat où règne la démocratie, fusse-telle est relative, vaut mieux que subir un Etat totalitaire et arabo-musulman de surcroît.
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