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mercredi 22 décembre 2010

Le mythe kabyle et l’arabisation.

En 48 ans d’existence, l’Algérie a causé beaucoup plus de dégâts à l’identité kabyle, Chawis… que les siècles de colonisation Française et Turque réunis.
Nous savons par différents témoignages que l’islam constitua un problème pour les Français qui le considèrent non comme une religion, mais un système idéologique belliciste. Tocqueville déclara que la lecture du coran qu’il avait étudié l’avait convaincu qu’il n’était guère de religion plus nuisible à l’humanité que celle de Mahomet. Cependant, le problème majeur à l’occupation de Tamazgha centrale est la Kabylie et l’Aurès. Les deux Républiques Mazighes viscéralement attachées à leurs indépendances représentaient le plus grand danger à surmonter et résoudre par tous les moyens, car l’avenir de la France à Tamazgha en dépendait. Ce fut chose faite en 1857 pour la Kabylie. Et une fois l’entreprise réalisée (colonisation) une surveillance accrue fut exercée en permanence sur ses populations, tout particulièrement sur le pays Kabyle.
L’impératif sécuritaire amena les Français à s’intéresser au rôle des chefs religieux à cause de leur grande influence sur la population. L’intérêt des Français pour ces derniers ne procéda que du désir de se garantir leur concours afin de contrôle le pays et d’en maintenir la stabilité politique et la sécurité des Européens.
L’exigence première des religieux est la création, et multiplication d’écoles coraniques. Certes la France se méfiait terriblement du fanatisme religieux inné des Arabes cependant, en accédant à leur revendication principale elle escomptait les circonscrire et les contrôler plus aisément. En effet, la France répondit favorablement on mettant en place des madrasas pour former le personnel du culte et celui de l’administration judiciaire musulmane. Aujourd’hui nous pouvons affirmer que ces “écoles” furent le principal outil d’arabisation effectif des populations Mazighes citadines et le socle d’une identité exclusivement arabe de l’Algérie indépendante. À cette conclusion s’adjoint une question, le « mythe kabyle » souligné et mis en évidence avec un luxe ostentatoire par les arabistes et arabophiles occidentaux, a-t-il eu son pendant arabe ? Un « mythe arabe » a-t-il travaillé obscurément et en profondeur la société, avec la bénédiction de la France jacobine et en prise avec ses propres problèmes régionaux.
L’invention du terme « mythe kabyle » revient à l’historien français, Charles-Robert Ageron [1]. Camille 
Lacoste-Dujardin [2] spécialiste de la littérature orale kabyle, préfère quant à lui parler d’imagerie que du mythe. L’historien est le premier à avoir examiné les attitudes de nombreux érudits français à l’endroit des Kabyles. Ceux-ci ont utilisé les grilles de lecture dominantes au XIXe siècle et croyaient voir dans la société des Kabyles laïque et égalitaire le bon sauvage qui répondra favorablement à l’appel de leur “idéal civilisationnel”. Les Kabyles apparaissaient les moins éloignés du type européen, une fusion avec est possible. À sa question : la France a-t-elle eu une politique kabyle ? Nous reproduirons ici l’analyse de Fanny Colonna on peut trouver un indice du fait que la France n’a pas eu de politique Mazighe en Algérie, sinon fugitivement.[3] L’indice en question se réfère au “dahir berbère” au Maroc, son adoption suscita une réaction virulente des “nationaliste” pour plus d’information voir ce lien.
Indéniablement, on rencontre dans les écrits de nombreux intellectuels français qui ont étudié les peuples de la nouvelle colonie Française, un a priori favorable aux Kabyles considéraient plus civilisés et moralement au-dessus des Arabes. Il est même antérieur à la colonisation de la République kabyle. Voir l’opposition de la commission scientifique à toute atteinte à l’intégrité territoriale de la Nation Kabyle, ses citoyens crédités de toutes les qualités déniées aux Arabes, les Kabyles ont ainsi pu faire l’objet d’une politique d’assimilation et de francisation, notamment par l’école [4]. Les spécialistes contemporains voient en ce raisonnement du « bon » kabyle et du « mauvais » arabe un stratagème rentrant dans le cadre du concept politique et idéologique machiavélique : diviser pour mieux régner. Effectivement, nous n’avons nulle trace d’une législation favorable aux Kabyles promulguée par la France.
La République kabyle à essuyer en 1857 un bombardement massif et en 1871 une répression sans commune mesure incendie des cités et villages etc., la guerre de 1954 acheva sa ruine. Rappelant pour une meilleure compréhension que le mythe avait aussi ses apostats et ses détracteurs. Ces derniers étaient-ils les plus honnêtes ? Je ne saurais le dire (pour l’instant). Cependant, on ne peut s’épargner une question qui semblerait extrémiste. En effet le “raisonnement” est-il sans fondement, sans attache avec la réalité concrète ? Ceux qui ont lu l’œuvre d’Ibn Khaldoun savent pertinemment qu’il n’était ni récent ni aussi systématique et catégorique que les observations de l’illustre auteur : « tout pays conquis par les Arabes est bientôt ruiné. […] S’ils ont besoin de pierres pour servir d’appuis à leurs marmites, ils dégradent les bâtiments afin de se les procurer ; s’il leur faut du bois pour en faire des piquets ou des soutiens de tente, ils détruisent les toits des maisons pour en avoir […] Tout pays conquis par les Arabes est bientôt ruiné. […] Sous leur domination la ruine envahit tout ». Vous trouverez ici ses réflexions sur les Mazighes [5]. Mythes ou réalités émises à partir d’observations expérimentées ?
La seule politique quantifiable de la France à l’endroit des Kabyles, beaucoup moins dans l’Aurès et à peine au Mzab (les autres régions Mazighophones furent toutes écartées), est la scolarisation sous la direction d’Émile Masqueray, mandaté par Jules Ferry - le père de l’école républicaine était favorable à la colonisation et a tant fait pour convaincre les récalcitrants - engagé personnellement dans cette politique qui rencontra une farouche opposition du gouvernement d’Alger et de nombreuses voix se sont élevaient en Métropole pour le dénoncée. C’est cette même élite kabyle instruite dans l’école française, qui sera à l’origine de l’« étoile nord-africaine » la structuration du mouvement nationaliste et l’indépendance. C’est l’élite kabyle abhorrée par les polémistes professionnels déversant des fadaises et niaiserie sur les « traitres » à la nation qui au lendemain de l’indépendance, organisera et mettra sur pied une administration fiable. Drôle de « mythe kabyle » qui engendra l’ogre qui dévore ses enfants !
À notre connaissance le paquetage du soldat français débarquant sur les côtes de Tamazgha centrale comprenait un lexique de mots arabe et non kabyle, Chawis… C’est-à-dire qu’avant même la colonisation, la langue arabe fut instrumentalisée et introduite dans l’histoire de Tamazgha comme l’unique idiome « scientifique », langue prédominante à l’instar du français dans l’hexagone. Derrière ce postulat, apparait donc le « mythe arabe » jamais, si l’on ne s’abuse, abordé par les intellectuels français ou arabes férus du débat : il était une fois le « mythe kabyle » instrument mortel de dépersonnalisation du peuple algérien arabe et musulman.
Pourtant, ce fut les bureaux arabes qui furent créés en 1844 et non des bureaux kabyles, Chawis…. Dont l’une de leurs missions consistant à déposséder les Kabyles, Chawis… de leur patronyme (imposition des noms), toponymes par l’arabisation, Adrar est remplacé par Djebel, Aït par ben. Thadurth par Douar, etc., à très bien réussi. La connaissance de la langue arabe était obligatoire chez les officiers de la Direction des affaires arabe puis des bureaux arabes. Qui a délibérément arabisé les Mazighes ? A qui incombe la responsabilité ? La France Métropolitaine ? Ou le gouvernement colonial d’Alger ? Les deux ? La Question mériterait d’être débattue,(par les kabyles et entre les kabyles) car ce n’est pas aussi simple que le laisse entendre le sens du mot colonisation.
En 1871 les partisans de l’extension du régime civile à la Kabylie ont-ils expliqué, l’insurrection de la même année par « l’arabisation des Kabyles » accomplie par l’administration militaire. Par la suite, l’administration civile succédant à celle des militaires changea de noms aux bureaux arabes et deviennent ainsi les bureaux des affaires indigènes sans pour autant déviés de leur politique. L’important pour un mythe n’est pas qu’il soit historiquement inscrit dans la réalité, mais qu’il désigne une origine et fonde ainsi une société. Un mythe fonctionne avec une histoire, une langue et des pratiques qui assurent la transmission de la mémoire collective.
Tant de livres ont été publiés sur le « mythe kabyle », tant de « théories scientifiques » furent élaborées dans les laboratoires mystifiants, qui lorsqu’ils ne théorisent pas la responsabilité de l’Occident dans tous les malheurs des déplorables pays arabo-musulmans, s’appliquent à rechercher la solution finale à trouver le moyen pour démembrer le corps Mazighe. C’est dans cette fabrication immorale que nous avons trouvé l’autorisation morale pour proposer un condensé du « mythe arabe » énuméré de façon télégraphique : L’arabe, inspirateur d’une troisième religion monothéiste, était un ingénieux et redoutable cavalier qui déferla sur les peuples et les conquit grâce à son génie et fonda un empire considérable ( C’est un fait historique incontestable mais…) Il était infiniment supérieur par ses sciences, ses arts, sa littérature raffinée, etc., à l’élément Mazighe qui n’est qu’une survivance miraculeuse d’un passé archaïque. L’absence d’une langue écrite, d’une tradition littéraire d’œuvre artistique, de monuments de génie architecturale… ou quant ils existent, ils sont l’œuvre de tous les conquérants que ce peuple égaré pour toujours dans les labyrinthes de l’antiquité a eu à subir tout en long de son histoire. Sa passivité et son incapacité à émerger des pénombres de l’histoire et participer à la marche du monde, tout ceci et bien d’autres tares sont l’indice décisif de son « infériorité ».
C’est dans ce « mythe arabe » tu pour des raisons pratiques (interrogez l’année 1949, l’armée des frontières, le printemps noir…) que se puisera la politique infructueuse à tout point de vue, c’est du « mythe arabe » que s’inspira le système d’apartheid qui étrangle les mazighes d’Algérie et de Thiniri et se formalisa le « mythe d’une Afrique du Nord arabe et musulmane ». L’infraction fondamentale rapportée au procès verbal par les médiocrates au « mythe kabyle » dans le cadre de la « décolonisation de l’histoire » engagée par les négationnistes flnistes, arabistes et islamistes est décodée ici sans circonlocution : le « mythe kabyle » est responsable du réveil des consciences kabyle, Mazighe qui aboutira au printemps mazighe et à des revendications politiques plus élaborées.
Le désavantage que rencontrèrent les Kabyles, les Chawis… lors de l’occupation française était doubles, le premier bien qu’ils étaient incontestablement INDÉPENDANTS, leurs Républiques, car c’est sous ce régime qu’ils vivaient, étaient politiquement, militairement administrativement au stade embryonnaire et ne pouvaient donc faire face à un pays aussi bien hiérarchisé, organisé, industrialisé et puissant militairement, doté d’institutions spécialisées dans la gestion du pouvoir politique tel que la France. En second lieu, ils étaient précisément un obstacle aux intérêts de la France.
Il est bien connu chaque État, individu défend ses propres intérêts et ceux de la France malheureusement ne coïncidaient pas avec ceux des Mazighes.
Si la Kabylie avait été reconnue par la France, pas comme on l’aurait souhaité, toutefois l’a priori n’était pas une coquille vide. Il illustrait la différence entre deux sociétés, deux systèmes de pensée mis en lumière par Ibn Khaldoun. La scolarisation a eu un impact positif. Les militaires et l’administration civile se sont opposés au fameux « royaume arabe » de Napoléon III. Que serions-nous devenus si ce mégalomane avait réalisé son rêve de gloire ? Par contre, la Kabyle ne l’a pas été par l’Algérie indépendante pour laquelle ce même peuple a versé son sang. Et je crains fort qu’elle ne le soit jamais, pour preuve, la politique agressive, raciste d’arabisation forcée, dont l’objectif est le « bannissement » de la langue Mazighe se renforce par la présence de plus en plus massive des imams venus dieu sait d’où. Pour s’en prémunir contre les actions néfastes de l’État algérien, la Kabylie doit impérativement tourner le dos à l’école algérienne et financer la sienne pour y instruire ses enfants loin des idéaux religieux et la médiocrité.
Les Kabyles du pays ou de l’exile qui ont signalé le caractère Mazighe de l’Afrique du Nord, étaient accusés par l’Algérie de trahir la nation, l’islam, la langue arabe, les martyrs (ils adorent ce mot, je ne sais pas pourquoi) alors qu’ils y adhéraient majoritairement à l’unité de l’Algérie, qu’ils rêvaient plurielle et démocratiques. Les attaques du pouvoir fut d’abord une phase difficile où les Kabyles faillirent perdre foi en eux-mêmes, avoir honte de leur langue. Ensuite, un sursaut provoqua la renaissance de la conscience identitaire. La chance de la Kabylie, c’est que son mythe, risquant de succomber aux coups de boutoir de la conquête coloniale, lui ait été rapporté par l’adversaire. La croyance de l’autre en sa valeur a restitué à cette société la foi en elle-même.[6].

mardi 21 décembre 2010

Communiqué du MAK LA PRESSE ARABOPHONE ET LE MAK

En reprenant un communiqué des services de police de Tizi Ouzou relatif à l’arrestation d’une bande de trafiquants de stupéfiants, le journal arabophone Churouk ne se contente pas de publier l’information. Comme de coutume, il dévoie l’information pour déverser sa dose de venin contre la Kabylie.
Tandis que Liberté livre l’information en parlant d’une saisie de 5 kg dans “ la zone de Oued Aïssi devenue …. une des plus importantes plaques tournantes de la drogue dans la wilaya de Tizi Ouzou ”, le journal arabophone Chourouk n’a pas pu s’empêcher de l’extrapoler selon ses vues afin de s’en prendre à la mouvance autonomiste.
Il affirme qu’un : “ réseau dangereux spécialisé dans le trafic de drogue à l’université de Oud Aïssi. ce réseau est présidé par un membre important du MAK ”. Et pour se donner un peu plus de consistance, il ajoute que : “ 7 membres ont été arrêtés parmi eux le chef qui est connu pour être un membre important au sein du MAK présidé par Ferhat Mehenni ”.

En affirmant que le trafic a lieu au sein de l’université, Chourouk insinue que la jeunesse estudiantine kabyle est débauchée.
En plus des incursions de délinquants extra-universitaires dans les campus et des caillassages de leurs transports doublés d’agressions à l’arme blanche perpetrés dernièrement contre les étudiants devant le peloton de gendarmerie qui s’en amusait, voilà que nos étudiants kabyles s’adonnent maintenant au trafic de stupéfiants(…)
Pourtant tout le monde sait que la pègre qui sévit à Oued Aïssi est étrangère à la région. Ses méfaits sont légion mais apparemment, elle bénéficie d’une impunité, voire d’une protection qui en fait une milice qui sert à perpétuer un climat d’insécurité dans la région.
Les populations excédées d’Isyakhen Oumeddour, Irdjen, Irehhalen et Tala Bounane ont à plusieurs reprises dénoncé ce climat d’insécurité et l’impunité de leurs auteurs.
La fièvre monte dans cette contrée et les autorités locales, à commencer par le Wali et les responsables de la police et de la gendarmerie porteront toute la responsabilité des graves conséquences qui en découleraient.
Pour ce qui est du MAK qui s’enorgueille chaque jour un peu plus de sa communion avec le peuple kabyle, les insanités déversées par Chorouk ne peuvent l’atteindre. Mais ce qui est nouveau, c’est que le peuple kabyle tout entier est désormais hors d’atteinte du delirium tremens qui sert de voie éditoriale à la presse arabophone quand elle évoque la Kabylie.
Emboîtant le pas à son congénère, un autre titre de la presse arabo-intégriste dit “Waqt Eldjazaïr ” exhale un autre râle de haine : “ un membre du mouvement de Ferhat Mehenni dans un réseau de trafic de stupéfiants ”.
Cette attaque coordonnée de la presse arabophone antikabyle vient en appui à la meute des thuriféraires du régime qui ont tenté de stigmatiser le MAK et à travers lui, le peuple kabyle, qui a accueilli avec enthousiasme le projet de Gouvernement provisoire kabyle.
Après avoir échoué dans toutes les tentatives de discréditer le projet autonomiste, les uns et les autres tentent de diaboliser les militants et les responsables du MAK à travers des calomnies et de grossiers mensonges.
Hélas pour eux, la ficelle est trop grosse et leur cavalcade effrénée de fourberies ne peut prendre chez aucun Kabyle. D’autant qu’il est tout de même curieux que cette pseudo implication d’un membre dirigeant du MAK ne soit rapportée par aucun titre de la presse francophone, autrement plus professionnelle que vous ne l’êtes.
Le peuple kabyle est immunisé contre vos discours de haine. Ceux-ci renforcent davantage sa détermination à prémunir ses enfants de la culture d’intolérance que vous et vos semblables distillez à l’école, dans les mosquées et dans vos semblants de journaux que vous dépouillez de toute déontologie et qui sont la honte de la profession en Algérie.
Tout le monde sait qui importe et essaime la drogue en Algérie. La Kabylie souffre de ce fléau qu’elle subit à son corps défendant.

Les islamistes aiment les Kabyles!

Et oui, je me suis rendus compte lors de mes peregrinations sur la toile, les islamistes aiment les Kabyles.

Du moment que les Kabyles sont des bons musulmans, qu'ils sont des fervents admirateurs de Mohamed et des farouches guerriers de l'Islam.

Du moment que les Kabyles sont musulmans avant tout pour divers raisons. Parcequ'ils mettent la foie en Allah avant leurs relations avec le reste de l'humanité, parcequ'ils acceptent d'être de vulgaires sous arabes un peu deformé, leur culture une sous culture arabe.
Du moment que les Kabyles affirment que sans l'Islam, ils ne seraient rien, qu'avant l'Islam, ils étaient de vulgaires bêtes sauvages, idiotes et mechantes et que dpeuis l'Islma, ils sont devenue grands, beaux fort, conquèrants et même des bons coups au pieut...

Du moment que les Kabyles sont des algériens comme les autres, l'Algérie cet Etat arabo-islamique. L'Algérie etant un etat arabo-islamique, les algériens sont des arabes et des musulmans, les Kabyles en etant algériens sont des arabes et des musulmans.

Du moment que les Kabyles mettent de côté leur Kabylité. Qu'ils se cherchent de lointain points communs avec les arabes... histoire de mieux expliquer et justifier l'arabisation.
Du moment que les Kabyles ne sont ni exigeants, ni ambitieux, qu'ils acceptent leur situation.
Du moment que les Kabyles soient plus anti-sionniste et anti-juifs que les arabes, et soutiennent la Palestine tout en continuant de ne pas se plaindre de leur situation qu'ils trouvent satisfaisants aprés tout.

Du moment que les Kabyles soient islamistes et rejettent en bloc une valeurs ancestrale qu'ils ont en commun avec la Republique française, la laïcité, ce principe devenue un truc de Kouffar.

Du moment que les Kabyles pensent que la laïcité est un complot christiano-sionniste contre l'Islam.
Du moment que les Kabyles vous aux Kabyles athées, ou chretiens, ou autres une haine illimité à cause du fait qu'ils ne sont pas musulmans. Qu'ils fassent passer leur religion avant leur peuple.

En gros, ils aiment les Kabyles du moment qu'ils ne sont plus Kabyles.

Fatwa contre les Kabyles chrétiens

Les chrétiens sont désormais désignés comme une «menace à la cohésion spirituelle nationale». Des imams veulent résister aux «nouveaux croisés»...


N'ayez pas peur! » D'une voix nouée par l'inquiétude, Hocine égrène le sermon comme un discours poème d'amour. Depuis quelques mois, cet ingénieur agronome de 34 ans fait fonction de pasteur à l'église des Ouadhias, dans les monts de Kabylie, et dirige la messe tous les vendredis matin,  jour du seigneur commun avec les musulmans ». Son prédécesseur, Kader, un autre enfant du cru, est parti prêcher à Constantine, une ville de l'est algérien réputée pour son conservatisme arabo-islamique.
Dans une ambiance de kermesse, les fidèles, hommes, femme et enfants venus des villages voisins, chantent le Christ en berbère. « Alléluia, Aïsa Ihemel-iyi (Jésus nous aime)». Au début des années 1980, ces chrétiens fraîchement convertis, étaient à peine une vingtaine. Pour prier, ils se réunissaient discrètement dans un petit local. Puis, en 1984, ils se sont constitués en association, agréée par l'administration. Une ancienne maternité, léguée par les soeurs blanches, devient leur lieu de culte. Aujourd'hui, la communauté, forte de quelques centaines de fidèles, est reconnue par l'Eglise protestante d'Alger. La population, plus sensible à «l'Islam tolérant et tranquille des ancêtres» qu'à l'extrémisme sanguinaire des intégristes, les appelle affectueusement « Arraw n Sidna Aïssa (les enfants de Jésus)».
Dans un pays otage des traditions, et où l'Islam est officiellement « religion d'Etat », la rencontre avec Jésus relève du miracle. Pour Hocine, converti en 1996, la transition s'est faite en douceur. Car, dans la famille, on redoutait plutôt le fanatisme et les sectes. « J'ai toujours témoigné de ma foi dans l'amour, explique-t-il, car je suis devenu chrétien par conviction et non par rejet de l'Islam. J'ai gardé les mêmes amis, mais j'évite les discussions trop passionnées ».
En régions arabophones sous influence intégriste, cette surprenante coexistence entre la Croix et le Croissant est une hérésie. Durant les années de terreur islamiste, les chrétiens de Kabylie ont continué à témoigner de leur foi avec courage. Sans être inquiétés, ni par les GIA, ni par les autorités. Depuis la restauration de la paix civile, ils sont pointés du doigt comme une « menace spirituelle à la cohésion nationale ». Car, disent les théologiens musulmans, « l'apostasie est un crime passible de la peine de mort ». Pour échapper à cette Fatwa, les chrétiens qui vivent en dehors de cette région singulière et frondeuse sont contraints de raser les murs. Signe de ce climat d'intolérance qui vire à l'inquisition, les islamo-conservateurs ont lancé, l'été dernier, une campagne médiatique contre « l'évangélisation des Kabyles ». Dans les mosquées pourtant réputées « modérées », des imams sonnent le tocsin et appellent la population à « «résister à cette nouvelle croisade ».
Prélude aux persécutions?
Lors d'un colloque à l'université islamique de Constantine, un théologien dénonce le «
laxisme des autorités face aux 15 églises, qui ont déjà converti 30,58pc de la population kabyle! » Des chiffres exagérés pour les besoins de la « cause »; car la communauté ne dépasse pas le millier de fidèles. Le Haut conseil islamique, gardien de l'orthodoxie officielle, demande au gouvernement « de prendre les mesures qui s'imposent pour mettre fin aux dangers de l'évangélisation, qui agresse l'Islam dans sa propre maison ». A l'Assemblée nationale, cette tempête est relayée par les députés islamistes, qui interpellent le ministre des Affaires religieuses. Ce dernier rappelle « le principe constitutionnel qui garantit la liberté de conscience », mais accuse « les partis laïques de la région d'encourager cette opération ».
Convaincu que « Dieu a choisi cette terre pour le retour de Jésus », Hocine affiche une sérénité de façade; mais il reste prudent: « pour l'instant, nous avons la liberté de culte, mais cette levée de boucliers risque d'être le prélude à des persécutions ». Dans ce climat d'hystérie, Mgr Teissier, archevêque catholique d'Alger, sort de sa réserve et tente de faire entendre la voix de la raison: « nous ne voulons pas que se développe un christianisme opposé à l'Islam en Algérie. Nous voulons construire la fraternité, mais dans le respect de l'autre. Ceux qui utilisent le discours extrémiste de part et d'autre n'ont pas d'avenir ».

samedi 18 décembre 2010

L’assassinat d’Abane Ramdane ou l’inauguration de l’antikabylisme physique par le Clan d’Oujda

Dans l’après-midi du 26 décembre 1957 dans une ferme près de Tétouan au Maroc, 52 années après la Kabylie unie n’est pas prêt d’oublier l’ « Anza » (dernier râle que pousse un supplicié avant de rendre l’âme) de son meilleur des fils, en la personne de Ramdane Abane (1920-1957). En effet, plus d’un demi-siècle la Kabylie se rappellera toujours de cette date du 26 décembre 1957 où le clan d’Oujda, actuellement au pouvoir de cette  «Algérie » totalement inféodée aux puissances étrangères, eut froidement décidé de l’élimination physique de l’Architecte de la Révolution Algérienne, Abane Ramdane.
Cet homme politique kabyle d’exception dont le seul tort était de surpasser par sa vive intelligence politique tous les hommes de sa génération dans la conduite de la guerre de libération nationale algérienne et de tracer les grandes lignes du mouvement révolutionnaire consistant à créer un Nouvel État Algérien dans lequel l’élément politique l’emporte sur l’élément militaire, prônant ainsi le pluralisme politique et linguistique en Algérie, en consacrant pour la première fois dans les textes le principe de l’Algérie Algérienne. La récente pseudocrise Égypto-algérienne a brutalement rappelé à tous les citoyens d’Algérie, qui cultivent encore le sens de la souveraineté de leur État, combien ils sont encore loin de cet idéal d’État moderne dont ils rêvent encore et dont avaient pourtant tracé les contours Abane, il y a plus d’un demi-siècle de cela. Malheureusement pour eux, c’est par ce que Abane était KABYLE qu’il fut éliminé physiquement avant de concrétiser son projet historique. Au lieu et place d’une véritable république moderne et citoyenne, les citoyens d’Algérie se sont suffi d’un État archaïque complètement inféodé aux puissances étrangères et un gouvernement dont la logique de fonctionnement n’a rien à envier aux plus lugubres et sinistres sectes du moyen-âge. Ce fut le faramineux prix du sang que durent payer les pseudocitoyens d’Algérie.
Ainsi, « Abane Ramdane dérangeait beaucoup de monde, c’est pour cela qu’il a été assassiné », a déclaré l’ancien chef de gouvernement Belaïd Abdeslam, il y a quatre ans, lors d’une conférence qu’il avait animée au forum d’El Moudjahid à Alger. « Vu sa personnalité et sa persévérance, Abane commençait à s’imposer comme le leader de la révolution, ce qui n’a pas été du goût de certains », avait-il expliqué. Pourquoi ? Pourtant, il s’était engagé dans la révolution algérienne cœur et âme au point même de stigmatiser et d’isoler les « berbéristes » irrédentistes encore présents au sein de la Fédération de France. C’est parce qu’il est uniquement Kabyle !
Les détracteurs d’Abane le qualifiaient, expliquait, il y a plus de 10 ans de cela, l’ancien président Ben Youcef Benkhedda, tantôt de «régionaliste » , hostile à « l’arabo-islamisme », tantôt d’« autoritariste », voire par certains d’« agent de l’ennemi », de « traître ». En clair, on faisait mine de l’accuser de tout, sauf du véritable chef d’inculpation : sa Kabylité ! Il est kabyle et doué (donc, potentiellement inaliénable ni à l’Occident ni à l’Orient) et cela fut suffisant pour lui ourdir un complot pour l’éliminer physiquement !
Cinquante-deux ans après le crime abject de Tétouan, certains pseudo « acteurs » de la révolution hantés par les cris de Tétouan, n’ont pas hésité à s’attaquer à la mémoire de l’architecte de la révolution algérienne et néanmoins initiateur du congrès de la Soummam. Ainsi, c’est l’ancien président du Haut Comité d’État (HCE), Ali Kafi, qui a inauguré la série d’attaques contre Abane. La campagne orchestrée par l’ancien patron de l’O.N.M. visait à souiller la mémoire d’un héros qui, en 1956, avait réussi à rassembler les chefs des régions militaires autour d’une plate-forme fondatrice de l’État algérien. Ali Kafi présentait dans ses Mémoires intitulées « Du militant politique au dirigeant militaire », Abane Ramdane comme un despote qui ne cherchait qu’à « étendre son pouvoir sur la révolution et à arracher ses leviers de commande à la délégation extérieure ». D’ailleurs, selon l’auteur, Abane Ramdane n’avait ni une orientation de gauche ni des ambitions idéologiques. L’ancien président de l’O.N.M. ne s’est pas arrêté là, il est allé plus loin dans ses accusations en remettant en cause y compris l’engagement militant d’Abane. Selon M. Kafi, « Abane avait des contacts secrets avec l’ennemi qu’il n’avait pas divulgués à ses collègues dans la direction jusqu’à ce qu’ils les aient découverts par leurs efforts et leurs propres moyens ». En effet, pour tuer son chien, on l’accuse de la rage, dit le dicton. Dans sa volonté de justifier l’assassinat de l’organisateur du congrès de la Soummam, Ali Kafi écrit, que c’est pour donner suite « aux soupçons qui ont entouré Abane », que ses collègues l’ont persuadé d’aller avec eux au Maroc sous prétexte de rencontrer le roi Mohammed V.
« Là il fut jugé et exécuté », souligne l’ancien président du H.C.E. qui ne cache pas sa haine viscérale contre Abane. Pour sa part, il y a 7 ans de cela, le pion des services secrets égyptiens, Ahmed Ben Bella pour ne pas le nommer, avait affirmé, sur une chaîne arabe (El Djazira), qu’« Abane Ramdane n’a jamais été dans le premier noyau qui a initié la guerre de libération. Il n’a jamais fait partie de l’Organisation spéciale (OS) ». Peu de voix algériennes, hormis des voix kabyles, sont élevées pour clouer le bec à cet imposteur ! Pour rappel, le chef d’inculpation qui avait été retenu par la justice française lors de l’arrestation d’Abane en 1951 était son appartenance à l’O.S ! Lors de cette émission télévisée, l’ancien président algérien réaffirmait notamment ses accusations contre Abane Ramdane qu’il décrivait comme un agent de la France!
Pis, Ben Bella affirmait que « Abane était en relation avec le gouvernement français », qui explique que « c’est ce qui a conduit à neutraliser Abane puis à l’exécuter (à l’assassiner en réalité pour être cohérent avec les formes) au Maroc ». Une manière pour l’ancien président déchu de justifier l’assassinat d’Abane. Ces accusations ont soulevé un tollé de protestations de l’ensemble de la Kabylie pour dénoncer ces propos injurieux et calomnieux. Cinquante-deux ans après l’assassinat de l’enfant d’Iazzuzen, son œuvre, sa conception de l’État, son intelligence politique, son franc-parler, sa résistance, son militantisme et son engagement dérangent encore certains dirigeants et responsables. Même mort, Abane Ramdane continue à faire peur aux usurpateurs de la souveraineté populaire et autres imposteurs de la révolution.
La Kabylie autonome n’oubliera jamais le sacrifice des meilleurs de ses fils et l’honorera tous les 26 décembre de chaque année afin que nul Kabyle n’oublie sa figure généreuse, son dévouement et son sacrifice pour doter l’ensemble algérien d’un État libre moderne inféodé à aucune officine étrangère. La Kabylie autonome plus que jamais est aujourd’hui déterminée à imposer son autonomie régionale sur le terrain pour soustraire sa personnalité identitaire, culturelle, linguistique et historique de la flétrissure dont s’est ligué le Clan d’Oujda, assassin d’Abane Ramdane pour s’accaparer par trahison du pouvoir absolu de l’État. La Kabylie se relèvera comme un seul homme et demandera des comptes pour le sang versé par ses fils.
L’État régional kabyle n’oubliera jamais ses martyrs, ceux d’hier, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain. Il les honorera tant que durera l’histoire !