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jeudi 6 janvier 2011

Rachid Ali Yahia

Après sa rentrée  en Algérie le 27 novembre 2010, Rachid Ali Yahia était l’invité du Comité Autonome des Etudiants  de la faculté des Lettres et de la Culture Amazigh de l’université Mouloud Mammeri ce lundi 04 janvier, pour donner une conférence devant la communauté universitaire. Une conférence qui a attiré un nombre important d’universitaires.
Le fondateur du Front Uni de l’Algérie Algérienne et acteur principal de la crise de 1949 dite « berbériste », et que dda Rachid appelle « une crise anti-berbériste », malgré ses quatre-vingts deux ans, a plaidé avec acharnement le projet d’une « Algérie Algérienne et fédérale », qui était le thème de sa conférence.
En se référant à des études historiques et sociologiques, Rachid Ali Yahia a déclaré que tous les algériens et les nord-africains sont des berbères, des berbères berbérophones et des berbères arabophones, tout en niant l’idée qui circule que l’islam les a arabisés, « j’appartiens à la communauté berbère berbérophone et j’en suis fier, j’appartiens à la communauté algérienne berbère et j’en suis fier et j’appartiens à la communauté nord-africaine berbère et j’en suis fier ».
La Kabylie était parmi les régions les plus pauvres – comme elle l’est toujours d’ailleurs -, et la solution pour les kabyles était alors soit d’aller à Boufarik ou en France pour y travailler. Mais malgré tout cela, de nombreux berbères berbérophones ont adhéré à l’Algérie arabe prôné PPA, par manque de formation certainement. Mais grâce à des personalités comme Ali Laïmèche et Si Ouali Bennaï, qui ont beaucoup travaillé pour la revendication identitaire, la renaissance berbère est lancée. « Ali Laïmèche, Si Ouali Bennaï et Amar Ould Hamouda sont les pionniers de l’Algérie algérienne, ce qui leur a valu d’être assassinés par le FLN. Ce sont des martyrs de la cause devant lesquels il faut être reconnaissant et  qu’il ne faut jamais oublier » ajoute l’intervenant.
Selon dda Rachid, actuellement l’Algérie connaît une période de prise de conscience berbère, une prise de conscience en extension jour après jour, comme le montrent de nombreuses manifestations où les citoyens réclament la Berbérité, une revendication que le pouvoir essaie d’étouffer avec tout les moyens en imposant la langue et la culture arabe.
Le fondateur du Rassemblement  pour une Algérie Algérienne et Fédérale, a appelé toutes les masses pour  se retrouver, malgré leurs différences,  pour un objectif principal qui est de lutter pour leur berbérité.                              
Dda rachid a conclu par un appel aux étudiants  «  On m’a dit que l’université compte actuellement plus de 50.000 étudiants, combien ils étaient durant les événements 80? Une poignée dont  Arezki Abboute et Mohammed Nait Abdellah, deux détenus d’Avril 80 que je retrouve dans cette salle aujourd’hui.  Et combien d’étudiants à Bougie qui partagent les mêmes objectifs que nous ? Nous qui sommes le passé, nous avons fait les bases et les fondations pour ce combat et notre histoire est derrière nous. L’avenir de la berbérité vous appartient, le flambeau vous appartient, vous devez être à la hauteur et vous n’avez pas le droit de vous décourager. L’avenir est devant vous ! Il faut vous  mobiliser, c’est un devoir national et patriotique !»

mercredi 5 janvier 2011

Islam : un danger bien réel

La migration des musulmans dans les territoires non musulmans est une stratégie de conquête dans le but de répandre l’islam pour préparer le djihad. L’objectif est de transformer peu à peu la culture du pays d’accueil de façon à imposer progressivement la charia.
Le premier stade consiste à faire accepter des activités caractéristiques de l’islam : lieux de prières, fondation d’écoles coraniques, bibliothèques, enseignement de l’arabe,… autant d’activités qui semblent, de prime abord, raisonnables. La mosquée devient le centre de toutes les activités de la communauté, dont l’une des priorités consiste à aider les nouveaux arrivants. Les non musulmans ne perçoivent pas le danger de cette première étape. Pour eux, les mosquées ne sont que des lieux de culte comparables aux églises.
Lorsque la communauté s’est suffisamment soudée, commence alors la lutte pour obtenir un statut spécial et l’application de la charia.
Les changements du code vestimentaire deviennent de plus en plus nets. On passe du port du hidjab au port du niqab dans les lieux publics, puis à l’abolition de la mixité dans les lieux publics, puis à l’abolition de la mixité entre hommes et femmes musulmans et finalement à la séparation des musulmanes et des non musulmanes. Petit à petit, la population indigène finit par s’habituer à ce qu’elle croit être des applications sans conséquence de la religion. Elle consent aux exigences de séparation entre hommes et femmes dans les lieux publics ou dans les lieux de travail, dans les écoles et les universités, ainsi qu’aux demandes de repas hallal, à l’interdiction du porc ou à l’ajout de fêtes musulmanes au calendrier. Or, toutes ces exigences empilées contribuent à donner un statut à la communauté musulmane, la rendant de plus en plus séparée et distincte. Au début, ces pratiques sont présentées comme des accommodements sans inconvénient avec l’islam, s’y opposer étant aussitôt qualifié de discriminatoire. Les musulmans commencent à demander l’abolition de la mixité à certaines heures dans les piscines et les salles de gymnastique, à exiger qu’on n’oblige pas les femmes à dévoiler leur visage pour prendre des photos pour le permis de conduire, à refuser de manipuler ou de transporter des produits contenant de la viande non hallal, etc.
Le but est d’habituer le pays d’accueil aux particularismes des musulmans, à leurs coutumes, à leurs fêtes, à leur code vestimentaire, leur nourriture. Bientôt, l’identité musulmane se durcit au fur et à mesure que les musulmans gagnent du pouvoir grâce à leur expansion démographique. Les mosquées, les écoles, les clubs leur média et leurs organisations se multiplient. La doctrine de la «  taqiya  » – mensonge et dissimulation stratégique – prend de plus en plus d’importance. Les mahométans cachent leurs objectifs en les faisant passer pour des revendications religieuses légitimes. Petit à petit, ils arrivent à modifier en profondeur la culture du pays d’accueil. Lorsque la croissance des communautés musulmanes s’étend sur tout le territoire, leur poids politique aussi : on multiplie les pressions sur les députés pour qu’ils autorisent les tribunaux islamiques : c’est ce qui s’est passé en Angleterre où coexistent maintenant deux systèmes de jurisprudence. Une fois que la charia est autorisée, les musulmans occidentaux doivent se conformer à ses prescriptions plutôt qu’aux lois en vigueur dans les pays d’accueil. Et puis on constate une augmentation des quartiers ou secteur réservés aux musulmans. De telles zones existent partout en Europe.
Voilà la stratégie de conquête de l’islam : miner les cultures et les valeurs des pays non musulmans et les remplacer par celles de la charia.
L’importance de plus en plus évidente de masses mahométanes installées a des implications sans fins. Une transformation sociologique s’opère et le coq gaulois se transforme en chameau arabe, ce qui génère de lourds défis. Une partie importante de la population souscrit à des thèses insolubles dans le moule occidental, et il y aura tôt ou tard un prix à payer.
C’est un des enjeux culturels majeurs que la société française devra affronter, et si possible gagner, dans les prochaines années.

dimanche 2 janvier 2011

Les Kabyles et le syndrome de Stockholm


Les psychologues expliquent que les personnes prises en otage finissent par éprouver de la sympathie pour ceux qui les séquestrent. Il suffit, pour cela, que les ravisseurs aient parfois de petits gestes humains. Leurs victimes se concentrent alors sur le "bon côté" de ceux qui les détiennent et adoptent un comportement passif afin de s’attirer leurs bonnes grâces. C’est le célèbre syndrome de Stockholm.
Les Kabyles souffrent-ils du syndrome de Stockholm ? La question mérite vraiment d’être posée, et les psychiatres et les psychologues du monde entier sont invités à se pencher sur ce problème, parce que à voir l’état de la Kabylie et les Kabyles en ce moment la situation devient de plus en plus inquiétante, sinon comment expliquer la passivité des Kabyles après tout ce qu’il leur arrive depuis l’Indépendance (ou bien depuis leur prise en otage) ? Depuis 1962 le pouvoir arabo-islamo-baathiste na pas cessé et n’a ménagé aucun effort pour détruire tout ce qui est kabyle a commencer par assassiner des hommes valeureux tels Abane, Krim, Matoub pour ne citer qu’eux et j’en passe la liste est longue et reste malheureusement ouverte parce qu’il y a eu les morts du printemps Noir. La seule riposte des Kabyles est de jeter quelques pierres sur les brigades et de scander des slogans pour demander l’enseignement de leur langue, la justice, la liberté du culte et le jugement de ceux qui ont assassinés les innocents de 2001 sur lesquels les gendarmes et la police ont tiré comme sur des lapins.
Que dire des KDS à plat ventre devant Bouteflika, président arabo-islamo-raciste, qui dès qu’ils sont au pouvoir envoient des miliciens kabylophobes afin de mieux nous détruire. Gendarmes, policiers, militaires, terroristes, salafistes, imams anti-kabyles venus directement du maquis sont grassement payer pour détruire chaque jour un peu plus la Kabylie et le mental des Kabyles.
Et pendant ce temps-là, les partis politiques d’opposition ne lèvent pas le petit doigt pour dire stop au massacre !
Jusqu’à quand allons-nous continuer à subir et supporter sans réagir ?


Jughurta des Ouadhias

vendredi 24 décembre 2010

Naissance du Mouvement pour l’indépendance de la Kabylie

Le Mouvement pour l’Indépendance de la Kabylie est en marche !
arton5148efdf6.jpgJ’ai le plaisir de vous annoncer, au nom de mes camarades indépendantistes, que le MIK (Mouvement pour l’Indépendance de la Kabylie) est en place en Kabylie et à l’étranger (France, Québec, USA). Nous sommes plus convaincus que jamais que seule l’indépendance totale et définitive de notre chère Kabylie meurtrie, que le panarabisme et l’intégrisme assassinent à petit feu, est en mesure de nous assurer la survie de notre langue, de notre culture et de nos aspirations à la laïcité, à la liberté et à la démocratie. On ne peut prétendre à une kabylie véritablement libre et autonome sous un état “théocrate”, autocrate et hitlérien. Le drapeau et la constitution algériens ne nous reconnaissent pas dans notre kabylité naturelle, nous ne les reconnaissons pas.
L’indépendance est implacablement la solution qui s’impose de fait et nous allons tout faire pour l’atteindre en commençant par emprunter tous les sentiers pacifiques possibles. Le langage de la violence n’a jamais été le nôtre mais si l’Etat algérien continue à faire le sourd et, en plus, à nous violer dans nos propres maisons, nous allons riposter en utilisant des moyens similaires à ceux de cet agresseur sans foi ni loi. Nous vivrons Kabyles et libres ou nous mourrons Kabyles et dignes.
Par ailleurs, nous vous informons que notre site officiel ouvrira très prochainement et un forum est déja installé. Nous vous tiendrons au courant.
Anzar Djabri - Un porte-parole du Mouvement pour l’Indépendance de la Kabylie - MIK.

LE TERRORISTE Madani Mezrag légitime l’assassinat de Benhamouda


L’ex-émir national de l’Armée islamique du salut (AIS) autodissoute, Madani Mezrag, croque le mort, déterrant les martyrs de la République pour les assassiner une seconde fois. Dans l’édition de la semaine de El Khabar El Ousbouii , il légitime l’assassinat de Abdelhak Benhamouda, l’ancien secrétaire général de l’UGTA et président du Comité national pour la sauvegarde de l’Algérie (CNSA).

Abdelhak Benhamouda doit se retourner dans sa tombe. La République qu’il sauva des griffes tranchantes de l’intégrisme islamiste aménage, après plusieurs milliers de martyrs, une place honorable à ses bourreaux d’où, exonérés de poursuites et blanchis de leurs crimes, ils offensent leurs victimes assassinées. Madani Mezrag, converti en héraut mondain, en intermittent du prêche, s’en est pris au défunt Abdelhak Benhamouda, assassiné en 1997, et dont il légitime l’exécution par les terroristes. «Benhamouda avait pris les armes et combattait lui aussi. C’est pour cette raison qu’il a été assassiné», a-til soutenu, ajoutant qu’«ils tuaient et jetaient les cadavres dans les rues». L’ancien chef terroriste, comme se délectant de cette offense aux morts, à Benhamouda ici, précisément, a poursuivi sa litanie morbide en affirmant que «Benhamouda refusait l’élargissement des deux dirigeants emprisonnés du FIS, Abassi Madani et Ali Benhadj» et que «lorsqu’il apprit que le pouvoir était en négociation avec eux, il aurait dit qu’il n’accepterait jamais».

Pour Madani Mezrag encore, Abdelhak Benhamouda était bon à abattre, physiquement s’entend, dès lors qu’il avait organisé et mené la grandiose marche de dénonciation du terrorisme en 1993. «Cette marche, à laquelle ont adhéré et pris part de nombreux journalistes et de laïcs, était la principale cause de l’aggravation de la crise et de la détérioration sécuritaire, en ce sens qu’elle avait permis à ceux qui manœuvraient dans l’ombre de commettre leurs crimes.» Voilà par quoi Mezrag légitime l’assassinat de l’un de ceux qui furent à l’avant-garde du combat démocratique et qui paya de sa vie sa résistance farouche à l’hydre intégriste. Madani Mezrag, qui s’offusque de ce que la République ne l’a pas assez récompensé, ose l’offense comme s’il est assuré de n’en subir, au retour, nulle remontrance de la part des pouvoirs publics. La République, embaumée dans les parfums de la réconciliation nationale, a déserté son rôle de protection de la mémoire de ses dignes fils. Peut-être s’en trouvera-t-il parmi les compagnons syndicalistes de Benhamouda qui réagiront ? S’il s’en trouve, l’opinion prendra acte. Elle prendra aussi acte de leur silence.